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RDC: la Gécamines répond aux attaques des ONG

Vue aérienne de la Générale des carrières et des mines à Lubumbashi.
© AFP/PHIL MOORE

L’entreprise publique Gécamines, premier fournisseur mondial de cobalt, s'est fendue d'une mise au point de 12 pages pour mettre fin aux accusations de manque de transparence qui la visent.

La Gécamines s'est de nouveau retrouvée dans la ligne de mire d'ONG pour son manque présumé de transparence au détriment du Trésor public de la République démocratique du Congo. Des accusations auxquelles l’entreprise publique minière a répondu dans une mise au point publiée samedi 8 juin.

Parmi les clarifications, celle sur l'écart entre les déclarations faites au Trésor public, de 372 millions de dollars versés, et celles faites à l'Initiative pour la transparence dans les industries extractives, de 109 millions de dollars entre 2010 et 2014.

Pour la Gécamines, il n’y aurait pas de contradiction ou de volonté de dissimuler : seuls 109 millions de dollars auraient été effectivement versés par l'entreprise au Trésor public pendant cette période. Le reste, à savoir 263 millions de dollars, ayant été versé précédemment sous forme d'avances sur fiscalité. En clair, cet argent aurait été avancé par l'entreprise à l'État en vue du paiement d'impôts futurs, et donc pas effectivement versé à l'État sur cette période. Des avances comptabilisées dans les comptes de la Gécamines, insiste l’entreprise.

Reste que ce système d'avances fiscales est critiqué par de nombreuses ONG de par son manque de traçabilité, et des justifications a posteriori.

Autre clarification : celle sur l'obligation de rendre publics ses états financiers, comme le lui demande la société civile. La Gécamines, elle, affirme que la loi n'impose pas aux sociétés publiques de son type de rendre publics leurs états financiers.

Et la Gécamines de rappeler que 51 entreprises congolaises ont échoué à fiabiliser leurs données selon les critères de l'ITIE - et que les ONG gagneraient donc à se pencher sur ces entreprises plutôt que sur leur entreprise minière publique.

►À lire aussi : RDC : comment contrôler le phénomène des « avances en fiscalité »?

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