Libye: une résolution de l’ONU mise à mal par la politique migratoire italienne

L’envoyé spécial de l’ONU en Libye Ghassan Salamé. le 18 avril 2019.
© Mahmud TURKIA / AFP

L’ONU a voté à l’unanimité lundi 10 juin une résolution autorisant l’opération européenne Sophia à agir au large de la Libye pour un an supplémentaire. Lancée en 2015, cette opération navale doit permettre de lutter contre les réseaux de passeurs et de faire appliquer l’embargo sur les armes en contrôlant les bateaux. Problème : l’opération Sophia, sous pression du gouvernement populiste italien, a été privée de ses bateaux et ne peut plus appliquer son mandat.

Avec notre correspondante à New York, Marie Bourreau

C’est une première pour le Conseil de sécurité de l’ONU qui s’est retrouvé à voter pour un an supplémentaire le renouvellement d’une opération navale européenne au large des côtes libyennes, désormais privée de ses bateaux au profit d’un déploiement aérien.

Outre le caractère ubuesque de la situation, ce vote marque l’impuissance de la communauté internationale à peser sur le conflit libyen.

Faute d’opération navale à même de remplir sa mission, l’ONU en appelle donc aux États membres pour déployer des bateaux pour faire respecter l’embargo. L’afflux d’armes par voie maritime et terrestre nourrit la crise que connaît actuellement le pays et qui pourrait rapidement se transformer en guerre civile, selon l’envoyé spécial de l’ONU en Libye Ghassan Salamé.

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