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RDC: le drôle de démenti de la société israélienne Black Cube

Black Cube avait été accusée d’avoir fait surveiller pour le compte de l’ancien chef d’État Joseph Kabila (photo) des opposants, des personnalités considérées comme traîtres ou même des responsables d’ONG, entre 2015 et 2016.
© ©John WESSELS/AFP

Black Cube dément toute activité au Congo. Cette société israélienne avait été mise en cause par une émission d'investigation de la télévision israélienne, « Uvda », accusée d’avoir fait surveiller pour le compte de l’ancien chef d’État Joseph Kabila des opposants, des personnalités considérées comme traîtres ou même des responsables d’ONG, entre 2015 et 2016. Un communiqué avait été transmis lundi matin à la presse congolaise et à RFI, notamment par des proches de l’ancien président. La version transmise officiellement lundi soir par Black Cube reprend les grandes lignes de cette communication, dément bien toutes les activités reprochées, mais certains passages semblent avoir été rajoutés dans la version transmise à Kinshasa.

Chez Black Cube, toute la journée de lundi, personne n’était en mesure de confirmer l’authenticité, ni même le contenu du communiqué distribué le matin même à Kinshasa. Un communiqué sans logo, sans signature, sans contact, mais largement diffusé sur les réseaux sociaux congolais.

Dans la version officielle transmise dix heures plus tard par la société elle-même, Black Cube dément bien toutes les « publications relatives » à la RDC, assure « ne pas travailler avec les gouvernements », surtout pas pour surveiller « les militants de l’opposition » ou même pratiquer des écoutes téléphoniques.

« Toute l’histoire est un fantasme digne d’un roman d’espionnage », précise le communiqué officiel. Black Cube assure que les enquêteurs d’« Uvda », l’émission à l’origine de ces révélations, n’ont produit « aucune preuve de la supposée activité dans le pays ».

Mais dans la version du communiqué transmise à Kinshasa, le ton est plus musclé, des passages entiers ont été rajoutés, on y parle d’« organisations » qui veulent torpiller « certaines autorités de la RDC » et de « raisons obscures » en vue de « déstabiliser un pays qui vient de connaître, précise-t-on, sa première transition pacifique du pouvoir ».

Autre différence de taille : dans la version officielle, Black Cube évoque les poursuites engagées contre les journalistes d’« Uvda ». Dans la version « congolaise », des menaces sont proférées à l’encontre de tous ceux qui s’aviseraient de relier Black Cube à la RDC.

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