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Soudan

Soudan: nouvelles exactions au Darfour contre des civils

Un soldat de la Minuad et des civils, dans une région du Darfour, en juillet 2008. (Photo d'illustration)
© Reuters

Le comité central des médecins à Khartoum a confirmé qu'une dizaine de personnes ont été tuées depuis dimanche dernier au Darfour, dans l'ouest du Soudan. Des habitants du village al-Dalij, situé dans l'État du Darfour-Centre, ont été attaqués dimanche sur le marché du village. Ils faisaient un sit-in pour participer à la désobéissance civile qui était décrétée par les contestataires et qui a été suspendue mardi soir.

Quelques vidéos en provenance d'al-Dalij ont commencé à circuler sur les réseaux sociaux, dès lundi, malgré la coupure d'internet au Soudan. Elles montrent les atrocités commises dans ce village du Darfour-Centre. Des cases brûlent, des enfants, des femmes et des hommes désemparés fuient dans tous les sens, suivis par leur bétail.

Ces villageois ont été attaqués par des miliciens des forces de soutien rapide qui ont volé, brûlé, violé et tiré à balles réelles sur les gens rassemblés au marché d'al-Dalij, affirme le comité central des médecins à Khartoum.

Ce comité des médecins tient le Conseil militaire pour « responsable de ce nouveau massacre » qui a fait 11 morts et 20 blessés. « Ce sont les militaires qui ont donnés l'ordre aux milices Janjawid », indiquent les médecins sur leur compte Twitter.

Le mouvement de libération du Soudan, dirigé par Abdelwahid Nour, déplore dans un communiqué cette nouvelle répression. Il appelle l'ONU à protéger les habitants du Darfour et demande de punir les responsables des attaques. Un groupe d'experts en droits humains de l'ONU a, pour sa part, demandé mercredi une enquête sur les violences commises au Soudan depuis la chute du président Omar el-Béchir. Selon ces experts, les violences ont ciblé des « manifestants pacifiques » qui demandaient le départ des généraux au pouvoir .

Dans un rapport publié mardi, Amnesty International indique que « les forces gouvernementales soudanaises, notamment les RSF, continuent à perpétrer des crimes de guerre et d’autres graves violations des droits humains au Darfour. » Ainsi, au moins 45 villages ont été détruits sur une période de huit mois.

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