Après la confirmation de cas d'Ebola, l'Ouganda prend des mesures

A la frontière avec la RDC, à Mpondwe, des affiches mettent en garde contre le risque Ebola, le 13 juin 2019.
© REUTERS/James Akena

Après le petit garçon décédé dans l’ouest de l’Ouganda mardi 11 juin, sa grand-mère est morte ce mercredi du virus Ebola. Le reste de la famille, qui était entrée après avoir assisté en RDC à des obsèques d'une personne morte du virus, a été rapatriée en RDC jeudi 13 juin. Officiellement, l'Ouganda n'a donc plus de cas du virus, mais reste en situation de « réponse Ebola ».

C'est à Bwera, dans l'ouest de l'Ouganda, que les autorités sanitaires ougandaises et congolaises se sont retrouvées, ce mercredi 12 juin. Une nouvelle réunion qui a permis d'entériner le retour des cinq membres restants de la famille du petit garçon de 5 ans mort mercredi du virus Ebola.

« Les autorités congolaises ont rapatrié le reste de la famille : la mère du petit de 5 ans qui est décédé, son petit frère de 3 ans qui a été testé positif, un bébé de 6 mois, leur bonne ainsi que le père de famille, a expliqué Emmanuel Ainebyona, porte-parole du ministère ougandais de la Santé. Les officiels congolais nous ont dit qu'ils pourraient mieux les traiter et les traiter avec d'autres membres de la famille qui ont également été infectés. Ce qui veut dire qu'aujourd’hui, nous n'avons pas de cas positifs dans le pays. »

L'Ouganda reste malgré tout en situation de « réponse Ebola ». Trois cas suspects ont été placés sous surveillance dans l'attente des résultats de leurs tests. 27 personnes ayant eu des contacts avec les victimes sont également suivies. Les autorités sanitaires entendent prévenir toute nouvelle incursion de porteurs du virus.

« À l'issue de la réunion, nous avons convenu de renforcer la surveillance de part et d'autre. Et à tous les postes-frontières, qu’ils soient officiels ou non. Nous allons pour cela recruter des volontaires afin d'assurer les premiers dépistages », a assuré Emmanuel Ainebyona.

Selon le ministère ougandais de la Santé, une nouvelle campagne de vaccination doit démarrer ce vendredi 14 juin. Elle concerne les acteurs de la lutte contre l'épidémie qui n'ont pas encore été vaccinés.

Republier ce contenu

Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.