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Bénin

Bénin: nouveaux heurts et forte tension à Tchaourou et Savè

(Illustration) Cotonou, le 1er mai 2019. Un blindé de la police est positionné dans une rue du quartier de Cadjéhoun où réside l'ancien président Boni Yayi.
© Yanick Folly / AFP

Tension persistante au Bénin depuis les législatives du 28 avril, un scrutin auquel l'opposition n'a pas eu le droit de participer. Alors que l'ancien président Boni Yayi est toujours chez lui à Cotonou dans sa maison dont la police contrôle toute entrée et sortie, des affrontements ont eu lieu dans sa ville natale de Tchaourou entre les forces de l'ordre et la population. Les forces de l'ordre sont intervenues pour dégager une route bloquée depuis plusieurs jours.

A peine les renforts sont-ils arrivés dans le centre-ville de Tchaourou, que les affrontements ont commencé entre manifestants et militaires. Il était 17h ce jeudi. Il y a eu des échanges de tirs.

Deux heures plus tard, le calme est revenu mais on déplore des blessés dans les deux camps. Des chiffres sont avancés, mais ils restent difficiles à vérifier pour l’instant de sources indépendantes.

Selon nos informations, les soldats blessés sont soignés dans un hôpital militaire de Parakou. Ce vendredi matin, on ne signale pas de nouveaux incidents. Toute la nuit l’armée aurait procédé à des patrouilles de présence.

Savè, une ville proche, a vécu également des heures de grande tension en fin de journée. Le bilan est de une personne décédée et des blessés civils et militaires selon plusieurs sources.

C’est le passage dans la ville de Savè des renforts militaires en route pour Tchaourou qui a déclenché les affrontements.

Tout est parti de l’arrestation d’un des présumés auteurs des troubles survenus le 28 avril, jour des élections législatives controversées. Des véhicules ont été incendiés, un commissariat brûlé et l’axe Cotonou-Parakou, route majeure reliant le nord au sud et l’une des voies conduisant vers le Niger et le Burkina, a été bloqué. Plus aucun véhicule ne pouvait passer. C'est alors que le pouvoir a décidé d’une opération de libération du corridor confiée uniquement à l’armée.

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