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Bénin

Bénin: deux morts et sept blessés à Savè, selon le maire

Vue générale d’une rue déserte de la ville de Savè, au Bénin, le 15 juin 2019.
© Yanick Folly / AFP

Au moins deux personnes ont été tuées ce samedi matin 15 juin à Savè, dans le centre du Bénin, lorsque les forces de sécurité ont tenté de déloger des opposants, qui avaient dressé des barricades. Les manifestations s'inscrivent dans le mouvement de contestation des dernières législatives tenues sans l'opposition. Le gouvernement ne confirme pas ce bilan.

Samedi soir Savè et Tchaourou étaient calmes. L’armée et la police contrôlent les deux villes où des patrouilles musclées sont organisées. De hauts fonctionnaires, originaires de Tchaourou ont pris l’initiative d’une médiation. Venus de Cotonou, ils ont rencontré le roi de Tchaourou, les jeunes, des officiers de l’armée, des chasseurs traditionnels puis ils ont recruté des crieurs publics pour demander à ceux qui avaient quitté Tchaourou, par peur des violences, d'y revenir.

Selon le maire de la commune de Savè, Timothée Baou, deux personnes ont été tuées par des « balles perdues » alors que les forces de sécurité tentaient de déloger les opposants. Sept autres personnes ont été blessées. Ces événements se sont produits dans le centre de la ville, sur la route qui relie Cotonou à Parakou.

Des individus non identifiables ont posé des barrières empêchant la circulation et, lors du dégagement de ces barrages, les forces de l'ordre ont échangé des tirs avec ces individus embusqués. Il y a eu des balles perdues et c'est à ce moment qu'il y a eu des blessés et des morts. Il y a eu sept blessés et deux morts...

Timothée Biaou, maire de Savè: «Il y a eu sept blessés et deux morts...»
15-06-2019 - Par Michel Arseneault

«Une attaque de chasseurs traditionnels recrutés dans un pays voisin»

Du côté du gouvernement en revanche, on ne confirme pas ce bilan de deux morts, mais on évoque un grand nombre de blessés au sein des forces de l'ordre : 50 blessés, dont dix graves selon le conseiller à la sécurité du ministre de l'Intérieur, qui a tenu un point de presse samedi soir.

Selon le colonel Spéro Gounhola, qui s'est exprimé deux fois en 24 heures, entre vendredi et samedi, les forces de l'ordre ont été la cible de tirs nourris de la part de chasseurs traditionnels, « recrutés à grands frais dans un pays voisin », selon lui.

Le conseiller Sécurité du ministre de l'Intérieur parle d'assaillants tués, mais sans donner de chiffres. Pas davantage de chiffres sur les arrestations. Il précise enfin que la circulation est rétablie entre Savè à Parakou.

Colonel Spéro Gouchola, conseiller sécurité du ministre de l'Intérieur
15-06-2019 - Par Jean-Luc Aplogan

Les violences ont éclaté dès mardi à Tchaourou, la ville d'origine de l'ancien président Boni Yayi, après l'arrestation de deux personnes accusées de violences électorales lors des législatives du 28 avril dernier.

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