Madagascar: le tourisme freiné par le manque d’infrastructures malgré son potentiel

La plage Andinanibé et le Lac Andrinanibé, vus depuis la partie Ouest du Cap Ranavalona. Côte sud-est Malgache. Fort Dauphin, Madagascar
© © Xavier Desmier - MNHN – PNI

Un salon dédié au secteur du tourisme se tient, ce week-end, dans la capitale Antananarivo. La Grande Ile dispose d’un immense potentiel touristique qui pourrait contribuer à faire décoller son économie mais le manque d'infrastructures décourage de nombreux touristes étrangers qui préfèrent se rendre dans les autres îles de l’Océan Indien.

Biodiversité exceptionnelle, paysages grandioses et plages aux eaux turquoise, Madagascar a tous les atouts pour attirer de nombreux touristes internationaux. Pourtant, la Grande Ile n’a jamais dépassé les 300 000 visiteurs étrangers par an.

« Quand on parle de Madagascar, les gens ont les yeux qui brillent parce que ça reste un pays qui fait rêver mais le rêve ne suffit pas. Il est très important, aussi, qu’au niveau des professionnels, l’on soit conscient de cette potentialité. Il y a un gros travail à faire pour augmenter le nombre de possibilités d’accueil de touristes, ici, à Madagascar, en ce qui concerne les infrastructures hôtelières », souligne Patrice Raoull, président de la Confédération du tourisme de Madagascar.

L’absence de routes ou leur très mauvais état ainsi que l’insécurité dans certaines zones sont des barrières supplémentaires pour les touristes. Dans l’extrême sud du pays, Fort-Dauphin est l’une des régions les plus diversifiées, en termes de paysages de faune et flore. Néanmoins, elle ne reçoit que très peu de visiteurs chaque année, comme l’explique Delphin Andreas, président de l’office régional du tourisme de Fort-Dauphin.

« Aujourd’hui, Fort-Dauphin est complètement enclavé parce que nous n’avons pas de routes. Les routes existent mais il faut au moins deux jours. Nécessairement, il faut prendre l’avion. Aujourd’hui, nous sommes autour de 9 000, 10 000 touristes sur Fort-Dauphin. On peut encore recevoir beaucoup plus. Fort-Dauphin, c’est un écrin de sérénité. Il y a la mer sur le côté Est, beaucoup de plages, beaucoup de végétation et c’est encore un site préservé ».

Les autorités malgaches dont l’objectif est d’attirer 500 000 touristes étrangers d’ici 2023 font aujourd’hui, du tourisme, une de leurs priorités.

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