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Mauritanie

Présidentielle en Mauritanie: les observateurs de la société civile se préparent

Le président Mohamed ould Abdel Aziz remet son mandat en jeu lors de l'élection présidentielle du 22 juin 2019 (photo d'illustration).
© AFP/Ahmed Ould Mohamed OuldU Elhadj

La campagne présidentielle bat son plein. Dimanche 22 juin, les Mauritaniens éliront celui qui succédera à Mohamed ould Abdel Aziz, qui dirige le pays depuis près de 13 ans. Pour ce scrutin, l’Union européenne n’enverra pas de mission d’observation mais deux experts seront présents. La participation de l’Union africaine quant à elle, reste en suspens. C’est donc la société civile qui aura la charge d’observer la transparence des votes.

Dans une petite maison du quartier d’El Jedida, à Nema la première ville de l'est du pays, une vingtaine d’observateurs assistent à la formation du FONADH, le Forum national des associations de défense des droits de l’homme.

Mohamed ould Mini, enseignant, s’est porté volontaire. C’est une première pour lui, mais cette élection n’est pas comme les autres.« C’est la première fois qu’on voit un président qui fait cette alternance de pouvoir. Il est important de céder le pouvoir aux autres. Ce n’est pas un pouvoir royal, donc il est important pour moi de veiller à ce que ces élections soient transparentes et se déroulent dans un climat favorable ».

Izidbih Day sera le superviseur la région. Il alerte sur ce qu’il faut observer. « L’observateur doit voir s’il n’y a pas d’anomalies. C’est à dire que parfois il y a des petites anomalies, par exemple la carte d’identité, de petites erreurs qui se produisent, par exemple, sur la liste électorale ».

La question de la fraude a déjà agité la campagne notamment avec une polémique autour de l’imprimerie qui fournira les bulletins de vote.

Mais pour Cheikh Assiki Tamboura, coordinateur des observateurs pour la willaya, il faut garder la tête froide. « Plusieurs rumeurs parlent de fraude ». Mais selon lui les faits qui ont été signalés (affiches, publicité...) ne relèvent pas réellement de la fraude. « Ce qui nous reste, maintenant, c’est le vote. Et c’est le scrutin qui nous intéresse », conclut-il.

Le jour de l’élection près de 500 observateurs du FONADH seront mobilisés dans tout le pays pour environ 4 000 bureaux de vote.

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15-06-2019 - Par Salem Mejbour

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