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RDC

RDC: l'un des leaders de Lamuka, Mbusa Nyamwisi, quitte la coalition

Les leaders de la coalition d'opposition Lamuka lors d'une conférence de presse à Bruxelles, en mars 2019.
© NICOLAS MAETERLINCK / Belga / AFP

La principale coalition de l'opposition au Congo a perdu l'un de ses six leaders. Alors que l'on évoque des dissensions internes sur l'attitude à adopter vis-à-vis de Félix Tshisekedi, ancien collègue de l'opposition et nouveau chef de l'État, l'ancien ministre des Affaires étrangères, Mbusa Nyamwisi, a formalisé par une lettre la suspension de sa participation à Lamuka.

Si du côté de la coalition au pouvoir, on estime que cela prouve une fois de plus la fragilité de cette formation politique née quelques semaines avant les élections, les autres leaders de Lamuka restent sereins.

Selon plusieurs figures de la coalition d’opposition, Mbusa Nyamwisi a été transparent dans ses démarches vis-à-vis du nouveau chef de l'État, l'opposant alors en exil leur aurait annoncé dès le 27 avril lors d'une réunion à Bruxelles qu'il souhaitait rentrer au pays et attendait une proposition de Félix Tshisekedi qui pourrait l'amener à quitter la coalition.

Séparation en douceur

Pour preuve, assure-t-on dans les rangs de Lamuka, le fait que Martin Fayulu dans son communiqué du 12 juin dernier n'ait pas cité le nom de Mbusa Nyamwisi dans la liste des membres du présidium, même si dans l'entourage de l'ancien ministre, on s'est dit surpris de cet oubli.

Pour preuve encore, dit-on, le caractère très courtois de la réponse de Moïse Katumbi au « cher frère » Mbusa Nyamwisi accusant réception de sa lettre. Dans l'entourage de l'ancien gouverneur du Katanga, on dit croire en la sincérité des motivations de l'ancien ministre qui explique vouloir s'engager aux côtés de Félix Tshisekedi dans la lutte contre Ebola et l'insécurité dans sa région d'origine de Beni-Butembo.

D'autres estiment qu'un « poste » lui aurait été promis, sans pour autant critiquer sa démarche. Une séparation en douceur en comparaison avec les noms d'oiseaux échangés ces dernières semaines entre les militants de l'ancien candidat Martin Fayulu, partisan d'une ligne dure à l'égard du nouveau chef de l'État, et ceux de l'ancien gouverneur Moïse Katumbi plus ouvert qui, eux deux, restent à ce jour au sein de Lamuka.

Date de péremption ?

Si l'un des cadres de Lamuka évoque une « date de péremption » pour cette coalition au vu des ambitions personnelles de ses leaders, d'autres assurent que malgré les différences d'approche, l'objectif reste l'unité face à la coalition au pouvoir.

Dimanche, c'est au tour de l'ancien vice-président Jean-Pierre Bemba de rentrer au pays, avant la manifestation de Lamuka annoncé pour le 30 juin. Ses collègues Martin Fayulu et Adolphe Muzito devraient l'accueillir à Kinshasa. Moïse Katumbi sera absent pour cause du début de la CAN en Égypte.

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