[Reportage] Bidi Bidi, deuxième plus grand camp de réfugiés au monde

Dans la zone 5 du camp de Bidi Bidi, le 10 novembre 2016.
© RFI/Gaël Grilhot

Ce jeudi est la Journée mondiale des réfugiés. L’année 2018 a dépassé les records avec 71 millions de personnes réfugiées ou déplacées dans le monde. À cette occasion, RFI s’est rendu à Bidi Bidi, deuxième plus grand camp de réfugiés au monde. Il se trouve en Ouganda et totalise plus de 220 000 réfugiés.

L’Ouganda accueille au total plus de 1 276 000 réfugiés sur son territoire et 65% sont des enfants. On estime qu’un tiers de ces enfants sont en grande vulnérabilité. Ils souffrent de maladie, ont été abusés, utilisés comme enfants soldats dans le conflit. Beaucoup sont seuls, car leurs parents sont décédés ou ont été séparés lors de leur fuite. À Bidi Bidi, Vision du Monde tente de trouver des solutions à ces enfants vulnérables.

Liliane est assise. Elle parle difficilement. Elle souffre de troubles mentaux. Liliane vit depuis 2016 chez Janeth et son mari. Réfugiés eux aussi, ils ont construit maison et poulailler à Bidi Bidi. Ils ont accepté de l’accueillir dans leur foyer.

« Nous ne sommes pas de la même famille, mais elle a des problèmes mentaux. C’est pourquoi maintenant je l’aide parce que si je la chasse de chez moi, elle n’aura sans doute nulle part où aller. Il n’y a personne pour accepter ce genre de personne. C’est pourquoi je me consacre à l’aider. Mes enfants l’ont acceptée, car ils jouent ensemble, ils font tout ensemble. »

À Bidi Bidi, Vision du Monde a ainsi placé plus de 1 000 enfants dans des familles d’accueil ou des foyers spéciaux. Mais les défis restent nombreux, explique Solomon Okech responsable de la protection de l’enfance pour cette ONG : « Nous avons un grand nombre de cas qui nous préoccupent, les enfants aux besoins spécifiques sont encore nombreux. Nous avons des difficultés à lever des fonds sur les questions de violences sexuelles basées sur le genre qui affectent les mineurs. Nous avons des problèmes d’enfants délaissés qui apparaissent. Les familles d’accueil manquent aussi de soutien pour les enfants qu’ils prennent en charge. »

De nombreux enfants ne vont pas à l’école, s’occupent de leurs frères et sœurs ou travaillent pour survivre à Bidi Bidi.

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