Republier
Mauritanie

[Reportage] Tichitt, trésor mauritanien, attend l'afflux touristique

Construite en vieilles pierres grises, Tichitt recèle des merveilles millénaires comme des manuscrits anciens.
© Photo: Gaëlle Laleix / RFI

En Mauritanie, ce sont les derniers jours de la campagne présidentielle avant l’élection de samedi. Parmi les thèmes incontournables évoqués par les candidats, ceux de la sécurité et du développement. Aujourd’hui, la Mauritanie se targue d’être le pays le plus sûr du Sahel. Elle n’a pas connu d’attentat depuis près de dix ans. Malgré cela, une partie de son territoire reste classée rouge, donc dangereuse, par le ministère des Affaires étrangères français. Une classification parfois vécue comme une injustice par les professionnels du tourisme.

Tichitt, ville ancienne de la région du Tagant, au centre-est du pays, classée patrimoine mondial par l’Unesco, n'est sortie qu'en avril 2019 de la zone rouge. Construite en vieilles pierres grises, Tichitt recèle des merveilles millénaires comme ces manuscrits anciens que Cherif Mohamed Bouye protège comme des trésors : « Ce livre-là date de 963 de l’Hégire. Il a été écrit par Mohamed ould Ima Mohamed et parle du soufisme. Là, vous avez un autre livre très ancien, une encyclopédie du droit civil musulman. Nous voulons que tout le monde vienne chez nous pour découvrir ce patrimoine. Il appartient à toute l’humanité. »

Moins d'une centaine de touristes

Nous voulons que tout le monde vienne chez nous pour découvrir ce patrimoine. Il appartient à toute l’humanité.

Reportage à Tichitt en Mauritanie, classée patrimoine mondial par l'Unesco
20-06-2019 - Par Gaëlle Laleix

Mais les touristes restent rares à Tichitt, moins d’une centaine cette année. Sidil Moctar ould Slib Ahmed est le gérant de l’unique hôtel de la ville : « On fait tout pour faciliter l’accès à la ville, au site archéologique, à la bibliothèque, mais les touristes ne s’y intéressent pas. Les guides qui sont avec eux ne leur conseillent pas de rester à Tichitt. »

Au début des années 2000 pourtant, le tourisme marchait à Tichitt. L’assassinat de quatre Français en 2007, la fin du Paris-Dakar et les précautions sécuritaires des autorités françaises ont mis tout cela en péril.

« Aucun problème de sécurité »

Ahmedou ould Cherif ould Moctar, notable de la ville, espère que la sortie de Tichitt de la zone rouge aura un impact rapide : « Il n’y a aucun problème de sécurité ici à Tichitt. Les visiteurs qui passent ici font ce qu’ils veulent. Ils se promènent partout sans être inquiétés. J’espère que maintenant les touristes s’intéresseront plus à Tichitt et qu’ils seront plus nombreux ». Aujourd’hui, Tichitt vit surtout de l’élevage et de l’exploitation du sel.

Tichitt, ville ancienne de la région du Tagant, au centre-est du pays, classée patrimoine mondial par l’Unesco, n'est sortie qu'en avril 2019 de la zone rouge. © Photo: Gaëlle Laleix / RFI

Republier ce contenu

Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.