Madagascar: la baisse des prix du carburant satisfait-elle les consommateurs?

Depuis jeudi, l’essence et le gasoil ont baissé de 0,2 et 0,3 centime d’euro. Une baisse faible comparée aux augmentations successives des derniers mois.
© RFI/Sarah Tétaud

À Madagascar, les nouveaux tarifs du carburant, revus à la baisse par les autorités et les pétroliers, sont effectifs depuis jeudi 20 juin dans la plupart des stations-service. Une mesure pour redonner du pouvoir d’achat aux ménages les plus vulnérables, indique la présidence. Chez les consommateurs, cette baisse ne fait pas l’unanimité.

Depuis jeudi, l’essence et le gasoil ont baissé de 0,2 et 0,3 centime d’euro. Une baisse faible comparée aux augmentations successives des derniers mois. Devant la station-service d’Ambohijatovo, dans le centre de la capitale, Ando, vient de remettre quelques litres de gasoil. « Je ne suis pas du tout satisfait, dit-il. Le prix du carburant a un impact dans tous les domaines de notre quotidien. Je pensais qu’ils baisseraient le litre de gasoil à 3 000 ariary. Là on est à 3 400. Une baisse de 150 ariary, c’est rien du tout. On ne peut même pas acheter du pain avec ça. »

À quelques mètres, Tiana chauffeur de taxi : « Je trouve que c’est déjà une amélioration pour notre quotidien et j’espère que ça va continuer de baisser. Mais il y a déjà un gain pour nous automobilistes. Je le constate parce qu’en une journée je consomme minimum 20 litres, donc j’économise 2 000 ariary. »

Le pétrole lampant, utilisé notamment par les ménages les plus pauvres pour s’éclairer, a baissé de 12 centimes d’euro. Une diminution importante pour Félistine qui vend des légumes dans la rue : « J’utilise des bougies et du pétrole pour l’éclairage. Je suis très contente. Avec cette baisse de 500 ariary, on peut déjà avoir plus de lumière à la maison. »

Les consommateurs espèrent aussi une réduction des prix des denrées alimentaires. « C’est sûr qu’il y aura un impact, confie Raymond Rakotondrabe, un épicier. Les prix des marchandises vont baisser un peu. Quand le prix du carburant baisse, celui des denrées alimentaires aussi parce que c’est le coût du transport qui occupe la part la plus importante dans le prix de nos marchandises. »

Les autorités prévoient d’autres baisses, notamment en lançant (au mois de novembre) des appels d’offres internationaux pour pouvoir importer directement le carburant.

 

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