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Mauritanie

Mauritanie: à Nouakchott, une journée de vote très animée

Devant le bureau de vote de Sebkha à Nouakchott, des jeunes font de la sensibilisation pour le compte du candidat le général Ghazouani, Mauritanie, le 22 juin 2019.
© RFI/Paulina Zidi

Le premier tour de la présidentielle en Mauritanie s’est tenu ce samedi 22 juin. Six candidats sont en lice pour succéder au chef de l’Etat sortant Mohamed Ould Abdel Aziz. Les résultats officiels devraient tomber d’ici mardi. Et pour ce jour de scrutin, devant les bureaux de vote de Nouakchott, l’animation était au rendez-vous.

De notre envoyée spéciale à Nouakchott,

Il n’était pas difficile de repérer les bureaux de vote ce samedi dans la capitale mauritanienne, il suffisait tout simplement de suivre les embouteillages. Si passé les grilles des centres, les lieux étaient relativement calmes et les lignes d’électeurs bien disciplinées juste devant, l’agitation était à son comble dans une ambiance bon enfant.

Et si la campagne électorale est théoriquement terminée depuis jeudi minuit, c’est une autre sorte de mobilisation des électeurs à laquelle on a pu assister dans plusieurs bureaux de vote de Nouakchott. A Sebkha, dans l’ouest de la ville, devant l’un des centres, il y avait une petite dizaine de jeunes femmes, chasubles bleues. Leur mission : renseigner les électeurs. Elles font ce qu’elles appellent « de la sensibilisation ». Mais dans leurs mains, des copies de bulletins découpées à l’effigie du candidat Ghazouani, comme une incitation au vote.

« On fait ça gratuitement »

« Nous sommes là pour motiver les gens », explique un peu plus tard Mohamed. Lui ne roule pas pour le dauphin du président, mais pour le candidat Sidi Mohamed Ould Boubacar. Et il alpague régulièrement les nombreux électeurs du centre du quartier de Ksar à l’est de la capitale. A ses côtés, une autre jeune femme. Elle s’appelle Fatimata et son candidat c’est bien celui du parti au pouvoir. Alors toute la journée, ils vont se disputer, se taquiner. Mais attention, Mohamed précise bien : « On fait ça gratuitement, nous, ce que l’on veut c’est le changement ».

Ils ne sont pas les seuls dans ce cas. La même scène s’est répétée dans plusieurs centres électoraux visités à Nouakchott. Spécimens de bulletins à la main, ces « motivateurs » ne manquent pas d’argument et d’énergie pour convaincre ceux qui veulent bien leur prêter l’oreille. Et pour ceux qui ont besoin de plus de temps pour se faire un avis, certains sympathisants ont même parfois installé des tentes devant les bureaux vote.

Une façon aussi de s’occuper de ceux qui sont venus de loin pour voter. Croisé dans le bureau de vote à Sebkha, Dicko, un responsable du parti du candidat Mohamed Sidi Maouloud, nous explique qu’aujourd’hui son rôle c’est d’accompagner les électeurs et de s’occuper des moyens de transport. Rien que pour ce centre, il dit devoir véhiculer près de 200 personnes. Déjà ce vendredi, plusieurs équipes de campagne confiaient à RFI, qu’effectivement, ils allaient aider leurs électeurs à aller voter : carburant payé, bus ou taxi mis en place. Une façon de s’assurer qu’il ne manquera aucune voix quand il s’agira de départager les six candidats.

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