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Soudan

Soudan: de nombreuses questions, trois semaines après la répression du sit-in

Des forces de l'ordre déployées sur les lieux du sit-in de la contestation à Khartoum au Soudan, le 3 juin 2019.
© ASHRAF SHAZLY / AFP

Au Soudan, les forces de sécurité dispersaient dans la violence, le lundi 3 juin, un sit-in de manifestants, faisant plus de 120 morts. Les manifestants campaient, depuis deux mois, devant le QG de l’armée pour demander que le pouvoir soit remis à des civils, après la chute d’Omar el-Béchir. Trois semaines après cette opération meurtrière, de nombreuses questions subsistent.

Le régime militaire avait annoncé une enquête sur la dispersion des manifestants devant le quartier général de l'armée le 3 juin. Trois semaines plus tard, les conclusions se font toujours attendre.

Le Conseil militaire nie avoir voulu déloger les contestataires et parle d’une opération anti-drogue dans une zone qui jouxte le sit-in. Les militaires ne sont pas non plus d’accord avec le bilan de 128 victimes avancé par l’opposition et annoncent 61 morts.

J’ai vu des choses vraiment horribles.

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24-06-2019 - Par Alexandra Brangeon

Côté négociations, tout est également à l’arrêt. L’opposition a rompu les discussions avec les militaires, depuis la répression. La junte, de son côté, a annoncé avoir suspendu tous les accords qui avaient été négociés auparavant entre les deux parties.

Plusieurs délégations internationales telles que l’Union africaine, l’Éthiopie ou encore les États-Unis se sont pourtant succédé à Khartoum, mais la médiation ne semble pas avancer. Dimanche 23 juin, Khartoum a d’ailleurs écarté un plan de sortie de crise proposé par Addis-Abeba.

Pour plusieurs observateurs, Khartoum tente de gagner du temps, mais n’a pas l’intention de céder le pouvoir.

►A lire aussi : Soudan: le régime militaire boude la proposition éthiopienne de sortie de crise

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