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Soudan

Soudan: les petits partis islamistes ne veulent pas être exclus des négociations

Un manifestant de l'opposition à Khartoum, en mai 2019. Le pays est toujours en quête de stabilité (image d'illustration).
© REUTERS/Mohamed Nureldin Abdallah/File Photo

Au Soudan, à 24 heures d’une manifestation anti-régime, les médiateurs de l’Union africaine (UA) et de l’Éthiopie ont soumis une nouvelle proposition de sortie de crise qui a été soumise dans la nuit de mercredi à jeudi aux différents protagonistes.

Selon nos informations, le Conseil militaire de transition a salué, vendredi 28 juin, la proposition de l’UA et de l’’Ethiopie. Le régime militaire a indiqué que, bien qu’ayant des observations, le texte était une bonne base pour des « négociations sérieuses à venir ». L’opposition, elle, a également approuvé le texte et fait savoir qu’elle devait discuter de certains points. Certains partis - notamment les islamistes - ne font pas partie de cette coalition, soutenue par les manifestants, et demandent que le dialogue soit ouvert.

Une dizaine de petits partis exclus

Ils sont une dizaine de petits partis exclus des négociations. En premier lieu, le parti du Congrès national de l’ex-président Omar el-Béchir. Mais également des mouvements islamistes ainsi que des partis récemment créés par des proches de l’ancien régime. Les liens des islamistes avec l’ancien président ont rendu difficile un rapprochement avec la contestation d’aujourd’hui.

Mais, pour Mohamed Ali Jazouli, secrétaire général de Nosret al-Charia, une coalition de mouvement défendant la charia, les islamistes ont soutenu le renversement de Béchir et tout le monde doit pouvoir participer à la transition : « Oui, nous appelons à un gouvernement civil, mais nous estimons aussi que la situation dans le pays est très instable, il y a encore des guerres, au Darfour, dans les province du Nil-Bleu et du Kordofan du Sud. C’est pour cela que nous pensons que les militaires doivent jouer un rôle dans cette transition. »

Les islamistes opposés à un régime laïc

Pour les observateurs, les islamistes font bloc derrière les militaires, pour défendre la loi islamique en place depuis 1991 et s’opposer à la perspective d’un régime laïc soutenu par les manifestants. D’ailleurs le secrétaire général de Nosret al-Charia affirme être en consultation avec le régime militaire. Et ajoute que si les partis islamistes ne sont pas inclus dans cette transition, ils s’opposeront à ce futur gouvernement.

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