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Cameroun

Cameroun: l’opposant John Fru Ndi raconte son nouveau kidnapping

Le leader du SDF John Fru Ndi, à Bamenda, le 22 février 2018, où il a annoncé qu'il ne participerait pas à l'élection présidentielle.
© Reinnier KAZE / AFP

L'opposant camerounais John Fru Ndi a recouvré la liberté, samedi soir, après avoir été retenu plus de 24 heures. Joint dimanche par RFI, il confirme avoir été enlevé par un groupe se revendiquant de la rébellion anglophone ambazonienne.

Depuis samedi 29 juin au soir, aux environs de 22h00, John Fru Ndi est libre. Le président du SDF avait été enlevé vendredi par des individus non identifiés à l'entrée de son domicile situé à Bamenda, en région anglophone du Cameroun, en proie à une fronde séparatiste. .

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Il s’agit de son deuxième enlèvement en deux mois et encore une fois par des rebelles du mouvement ambazonien. John Fru Ndi raconte pour la première fois sa détention à un média étranger.

John Fru Ndi: J'ai entendu du bruit dans la maison, puis un tir, je me suis levé, j'étais au lit. Ils m'ont attrapé et m'ont traîné par terre. J'ai essayé de leur expliquer que je venais de sortir de l'hôpital, je leur ai demandé si je pouvais prendre mes médicaments avec moi. En brousse, je n'ai pas pu prendre mes médicaments. Ils m'ont libéré vers dix heures hier soir et je suis maintenant de retour à la maison.

RFI: Qui vous a kidnappé ? Est-ce que vous connaissez le groupe exact ?

C'était un groupe de séparatistes ambazoniens. Ils ont pris des photos avec moi en brousse. Ils ont hissé un drapeau ambazonien et ils chantaient l'hymne national ambazonien.

Est-ce qu'ils vous ont dit pourquoi ils vous avaient kidnappé ?

Ils m'ont kidnappé deux fois. Ils ont kidnappé deux fois mon frère, une fois ma sœur. Ils ont brulé ma voiture, mis le feu à l'une de mes parcelles. Ils font tout ça parce qu'ils m'accusent de ne pas les soutenir et ils veulent que je retire mes députés du parlement camerounais. Je n'étais pas vraiment d'humeur à négocier mais je leur ai demandé de me libérer pour pouvoir parler à mes députés, mes sénateurs et mes maires pour voir quelle approche adopter.

Alors que le gouvernement suisse a décidé de se lancer dans une facilitation entre le gouvernement camerounais et ces groupes, le leader de l'opposition anglophone dit ne pas avoir été sollicité pour le moment, mais être toujours prêt à participer à un dialogue

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