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Togo

Les élections locales au Togo marquées par une très faible affluence

Une rue de Lomé. (Image d'illustration)
© Godong/Universal Images Group via Getty Images

Les Togolais sont allés aux urnes, ce dimanche 30 juin, pour élire leurs 1 527 conseillers municipaux. Il s’agit des premières élections communales depuis trente-deux ans. Pour ces élections, les principales associations de la société civile n’ont pas eu leur accréditation pour observer ce scrutin. En fin de journée, le taux de participation restait très faible.

A la fermeture des bureaux, le dépouillement s’est déroulé devant le public présent comme ici l’école privée La Tolérance, au bureau n° 1 de la commune du Golfe 2 à Lomé.

La journée a été marquée par peu d’affluence devant les bureaux de vote. On supposait, comme l’a dit le président de la Commission électorale nationale indépendante (Céni) que les électeurs étaient allés à l’église pour venir ensuite accomplir leur devoir après le culte. L’affluence n’a toutefois pas augmenté. Les bureaux de vote ont fermé à 16h, heure locale.

Mireille Dossou, candidate de l’Union pour la République, tente de l’expliquer : « Cela fait plusieurs années qu'il n'y a pas eu d'élections communales. D'habitude les gens s'accumulent même quand ils ont fini de voter. Aujourd'hui, on progresse dans la façon d'appréhender ces différents évènements. Les gens viennent, votent, partent. Donc il est normal qu'on ne trouve pas d'affluence

Des électeurs avaient la carte mais ne retrouvaient pas leurs noms sur les listes, mais le scrutin dans l’ensemble s’est déroulé dans le calme et le président de la Commission électorale nationale indépendante, Kambakou Ayassor, rencontré dans un bureau de vote, se dit déterminé pour la transparence du scrutin : « Depuis le début, nous avons toujours insisté sur la nécessité qu'on aille à la fin du processus avec la transparence nécessaire et qu'il n'y ait de tentative de la part de personne pouvant compromettre le processus dans lequel nous sommes engagés. »

Le Grand Lomé disparaît

Nous avons enfin noté que des candidats n’ont pas aussi réussi à envoyer des délégués dans tous les bureaux de vote comme il se devait. En effet, les principales associations de la société civile n’ont pas eu leur accréditation pour observer ce scrutin. Il s’agit de l’Association des chrétiens pour l’abolition de la torture (Acat), la Concertation de la société civile au Togo (CNSC-Togo) et la Commission épiscopale nationale justice et paix (CEJP).

Le scrutin a néanmoins été observé. La Céni annonce avoir envoyé 2 435 observateurs nationaux et 37 autres internationaux, déployés par les chancelleries occidentales accréditées au Togo.

Par ailleurs, il n’y a pas eu de vote dans deux circonscriptions de l’intérieur, à savoir Bassar 4, la grande ville du nord et Avé 2, à l’ouest de Lomé. La Céni invoque des raisons techniques.

C’est une nouvelle page de l’histoire administrative du Togo qui s’écrit dont l’une des conséquences est la disparition de la commune du Grand Lomé, la capitale.

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