Érosion côtière de l'Afrique: après le constat, à quand l'action?

Nigeria, dans l'État de Cross River. La région du Delta du Niger est affectée par l'érosion des terres.
© icirnigeria.org

Aujourd’hui mardi et jusqu’à mercredi, une vingtaine de ministres africains, des experts et des partenaires internationaux se retrouvent à Abidjan pour discuter de coopération en matière de protection des côtes et des milieux marins. Objectif : renforcer la convention dite « d’Abidjan » signée en 1981.

À Abidjan, il suffit de se promener sur les bords de la lagune ou sur les plages bordant l’Atlantique pour s’en rendre compte : la sauvegarde de l’environnement n’est pas une priorité. Pourtant c’est ici, en 1981 qu’a été signée la « convention d’Abidjan » qui visait à mettre sur pied une coopération entre tous les pays de la façade atlantique africaine, de la Mauritanie à l’Afrique du Sud. Coopération pour protéger et mettre en valeur les zones côtières et le milieu marin de ces pays.

Trente-huit ans plus tard, force est de constater que ces États ne sont pas devenus des fers de lance de l’écologie, mais la convention d’Abidjan aura eu le mérite de faire en sorte que tous ces pays intègrent dans leur corpus législatif ces préoccupations, et harmonisent leurs législations en la matière. À Abidjan, aujourd’hui et demain, il est d’ailleurs simplement prévu d’ajouter des protocoles supplémentaires à la convention de 1981.

Mais plus que jamais les zones côtières sont soumises à une pression grandissante. C’est en effet dans ces zones que s’agrège la plus grande partie de la population de tous ces pays. Et la tendance s’accélère. Selon les Nations unies, la population d’Abidjan aura doublé dans vingt ans. Et le phénomène est exponentiel quand il s’agit de mastodontes démographiques comme le Nigeria par exemple.

À cela, il faut ajouter les effets du changement climatique comme l’érosion et la modification des écosystèmes, et leurs cortèges de conséquences économiques notamment.

Pas de révolution en vue aujourd’hui et demain, mais au moins les émissaires des 22 pays représentés pourront échanger sur l’aggravation de leurs situations respectives.

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