Niger: la Zlec au menu des travaux du sommet de l’Union africaine

Derniers préparatifs avant le sommet de l'Union africaine, à Niamey, Niger, le 4 juillet 2019.
© ISSOUF SANOGO / AFP

À Niamey se tiendra dimanche et lundi le sommet extraordinaire de l'Union africaine. Un rendez-vous qui lancera officiellement la Zone de libre-échange économique continentale, la Zlec. 

Aux abords du palais des congrès, des ouvriers s’activent pour que tout soit fin prêt dimanche. La ville se prépare depuis de longs mois à accueillir l’évènement. L’aéroport Diori-Hamani a été modernisé, de nouveaux hôtels et des villas de luxe sont sortis de terre. Niamey attend 4 000 personnes sur les trois prochains jours.

L’Union africaine a, elle, débuté ses travaux ce jeudi par la 35e session du conseil exécutif, une instance qui réunit les ministres des Affaires étrangères. Au programme de cette première journée, la préparation du sommet extraordinaire de dimanche et le lancement officiel de la Zone de libre-échange continentale. La Zlec est entrée en vigueur le 30 mai dernier, car 22 pays ont ratifié l’accord, soit le seuil minimum requis pour permettre son lancement.

Joint par RFI, Victor Harrison, commissaire aux affaires économiques de l'UA, explique que la Zlec sera donc officiellement lancée lors du sommet mais elle ne sera réellement opérationnelle que dans un an.

« C’est aujourd’hui, le lancement politique mais l’opérationnalisation proprement dite, ce sera pour le 1er juillet 2020. Je trouve que c’est raisonnable parce que d’ici-là, il y a encore des négociations à faire sur l’ajustement des dispositions continentales par rapport aux législations nationales », souligne-t-il.

Buhari finalement présent ?

La bonne nouvelle pour l’Union africaine et pour les autorités nigériennes, c’est qu’après s’être opposé à cet accord, le Nigeria, première économie du continent, a finalement annoncé mardi qu’il signerait également.

Muhammadu Buhari sera-t-il alors présent dimanche ? Pour Oumar Tiello, membre de la communication au sein de la présidence nigérienne, sa venue ne faire guère de doute : « Je pense qu’après avoir posé un tel axe, il ne voudra pas rater le moment fatidique, c’est-à-dire celui du lancement. Nous pensons que le président Buhari viendra. En tout cas, il n’y a rien qui indique le contraire. »

En mars dernier, le président nigérian avait annulé un déplacement à Kigali où il devait déjà signer l’accord. Au total, ce sont une trentaine de chefs d’État qui sont attendus dimanche pour donner le coup d’envoi de cette Zone de libre-échange continentale.

Ce vendredi matin, lors des discussions, il a été surtout question de la désignation du lieu qui abritera son siège. Plusieurs pays étaient candidats : l’Égypte, l’Ethiopie, le Kenya, le Ghana, Madagascar et Eswatini, l’ancien Swaziland. Or, selon nos informations, après le retrait de certaines candidatures, c’est finalement Accra, la capitale du Ghana, qui a été choisi pour accueillir le siège de la Zlec, sous réserve bien sûr de la validation de la décision par les chefs d’État dimanche.

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