Ebola en RDC: le premier patient diagnostiqué à Goma est décédé

Vue de Goma, à l'est de la RDC.
© AFP/Phil Moore

Les autorités congolaises multiplient les appels au calme à Goma dans l'est de la RDC, la capitale du Nord-Kivu, après qu'un premier cas d'Ebola a été confirmé positif  ce dimanche 14 juillet. Il s'agit d'un cas « importé », un pasteur originaire du Sud-Kivu qui aurait contracté la maladie à Butembo. Le gouverneur du Nord-Kivu se félicite que ce cas ait été rapidement « détecté » et « isolé ». Médecins Sans Frontières (MSF) parle d'une situation « préoccupante » et l'Organisation mondiale de la santé (OMS) d'une évolution « très inquiétante ». Le patient est finalement décédé lors de son transfert vers l'agglomération de Butembo, a-t-on appris ce 16 juillet.

C'était un scénario redouté, mais à Goma, dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC) beaucoup s'y attendaient. Médecins Sans Frontières (MSF) y est prépositionné pour prendre en charge d'éventuels cas depuis plusieurs mois, des campagnes d'information ont été menées et près de 3 000 personnels de santé y sont déjà vaccinés. Reste que ce premier cas inquiète.

Si sa prise en charge a été rapide à Goma, on sait aussi que le malade, un pasteur, avait présenté les premiers symptômes dès le 9 juillet, avant de décider vendredi dernier de faire le voyage Butembo-Goma. Un voyage de deux jours à bord d'un bus qui transportait 18 autres passagers et au cours duquel il a réussi à passer trois postes de contrôle sanitaire sans être détecté. Le patient est finalement décédé lors de son transfert vers l'agglomération de Butembo, a-t-on appris ce 16 juillet.

Pas de filtrage 100% efficace

« C'est un peu surprenant », reconnaît Antoine Gauge, responsable du programme d'urgence Ebola de Médecins Sans Frontières. Cela montre dit-il, qu'il nous faut « poursuivre les efforts » même si, rappelle ce spécialiste, « l'on sait qu'il est très difficile de mettre en place un filtrage qui soit à 100% efficace ».

Depuis dimanche 14 juillet, pour éviter une propagation, toutes les équipes de la riposte s'activent donc à retracer l'itinéraire exact du malade durant ces deux jours, identifier les lieux où il a pu se rendre, ceux où il a dormi, les personnes qu'il a rencontrées. Lundi soir, l'OMS avait déjà listé une soixantaine de personnes à contacter. Parmi eux, la moitié a à ce jour pu être retrouvée et vaccinée.

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