Génocide des Tutsi: Pretoria accusée de ne pas coopérer pour arrêter un fugitif

Les bureaux du Tribunal Criminel International pour le Rwanda à Arusha, dont le Mécanisme continue la tache (image d'illustration).
© (CC)/Tomsudani/Wikipédia

Le Mécanisme pour les Tribunaux pénaux internationaux accuse l'Afrique du Sud de ne pas coopérer à l'arrestation d'une personne inculpée par l'ex-Tribunal pénal pour le Rwanda (TPIR) pour son rôle dans le génocide des Tutsi de 1994.

L’Afrique du Sud trainerait des pieds depuis presque un an face aux demandes répétées de coopération émise par le Mécanisme pour les tribunaux pénaux internationaux. Cet organe assure les fonctions résiduelles du TPIR, dont le mandat s'est achevé en 2015 et qui était chargé de juger les responsables du génocide des Tutsis en 1994.

C'est le procureur belge Serge Brammertz (archives RFI) qui a mis en cause Pretoria lors d'une intervention devant le conseil de sécurité des Nations Unies mercredi 17 juillet. C'est la première fois que l'Afrique du Sud est accusée de ne pas faciliter l'arrestation d'une personne mise en cause par l'ex-Tribunal pénal pour le Rwanda.

« Depuis le mois d'août » 2018, le bureau de Serge Brammertz demande une « coopération d'urgence » à l'Afrique du Sud, pour arrêter « un fugitif qui se trouve sur son territoire ».

« Mon bureau n'a malheureusement reçu que des réponses de pure forme », s'est plaint le magistrat, qui précise avoir finalement reçu en début de semaine « une note verbale » dans laquelle Pretoria lui confirme « son entière détermination à coopérer ». « J'espère que cette fois-ci les actes suivront », conclut le procureur.

L’Afrique du Sud affirme vouloir agir

Visiblement embarrassé par ce rappel à l'ordre, le Ministère des Affaires étrangères sud-africain a publié un communiqué ce vendredi au soir, dans lequel Pretoria affirme « reconnaître le rôle important du Mécanisme » et sa « contribution à la justice internationale ».

« L'Afrique du Sud a rencontré quelques difficultés pour répondre à ces requêtes » concède le communiqué « mais travaille activement pour les dépasser » et continuer à coopérer avec le Mécanisme.

 

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