Le Kenya inaugure le plus grand parc éolien d’Afrique

Le parc éolien du lac Turkana, dans le nord du Kenya, équipé de 365 éoliennes, ici le 29 juin 2018.
© Yasuyoshi CHIBA / AFP

Installée près du lac Turkana dans le nord du pays, l’infrastructure fonctionne déjà depuis plusieurs mois, mais a été officiellement inaugurée le 19 juillet par le président Uhuru Kenyatta.

C’est le projet de tous les records pour le Kenya. 365 éoliennes. 310 mégawatts de capacité pour 600 millions d’euros de budget. Un investissement pour l’avenir selon Uhuru Kenyatta.

« Le projet augmentera notre production électrique de 13 %, il réduira notre dépendance à l’énergie thermique et protègera le Kenya des pénuries durant les sécheresses » affirme le président. À l’avenir, l’objectif est d’assurer au pays son « autonomie énergétique et de sécuriser une production d’électricité prévisible ».

Un projet « d'une complexité énorme »

Le projet a connu de nombreux retards à cause de tensions avec les communautés locales sur l’achat des terres. Ensuite, la société espagnole qui devait construire la ligne de transmission a déposé le bilan. Elle a été remplacée par une entreprise chinoise.

« Une leçon, mais aussi la réalité », commente Catherine Collin, qui souligne que « ces projets sont d’une complexité énorme » et qu’il est « difficile d’avoir quelque chose qui se passe sans aucun problème ». La Banque européenne d’investissement, qu’elle représente et qui a injecté 200 millions dans le projet a d'après elle « toujours considéré » le projet « comme un exemple de ce qui pourrait être fait ailleurs en Afrique ».

Plus d'un milliard de kilowatts déjà produits

Catherine Collin vante notamment « une énergie disponible » dans « un des endroits les plus venteux au monde », une ressource « moins chère » et « un élément clé pour le développement économique du pays ».

Opérationnel depuis septembre, le parc a déjà produit plus d’un milliard de kilowatts, à des coûts 60 % moins chers que la production thermique. Aujourd’hui 85 % de l’énergie kenyane est renouvelable. Le projet très polémique d’une centrale à charbon sur la côte, toujours âprement débattu, n’en est que plus incompréhensible.

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