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Cameroun

Mutinerie dans la prison de Yaoundé: le MRC dénonce «un acharnement»

Photo de la prison de Yaoundé prise en septembre 2017.
© REUTERS/Stringer

Au Cameroun, le MRC s'inquiète après la mutinerie à la prison centrale de Yaoundé, Kondengui. Lundi, des centaines de détenus - des séparatistes anglophones rejoints par d'autres prisonniers, selon le gouvernement - ont manifesté avant que les forces de l'ordre ne maîtrisent la situation dans la nuit.

Le MRC, parti de l'opposant Maurice Kamto, compte lui aussi des centaines de militants dans cette prison. Tiriane Noah, la deuxième vice-présidente du parti, présidente par intérim, assure que certains de ses membres auraient tenté de calmer le jeu lors de la mutinerie. À l'image du premier vice-président du parti, Mamadou Mota Yacouba, qui aurait ensuite été exfiltré de la prison par les autorités, comme au moins un autre militant du MRC, selon Tiriane Noah.

Que nos camarades aient été exfiltrés, c'est ça que nous ne comprenons pas. Mamadou Yacouba a été exfiltré avec certains de nos camarades pour une destination absolument inconnue. Nous ne sommes pas liés à ces mouvements et on ne comprend pas pourquoi il y a un tel acharnement contre les militants du MRC. Quand vous regardez un peu les réseaux sociaux, vous vous rendez bien compte que quand ils ont été exfiltrés par les forces de l'ordre, ces camarades ont été malmenés, torturés, vous retrouverez des traces sur eux. Jusqu'à présent, nous sommes sans informations quant à leurs conditions de vie, quant à l'endroit où ils ont été transférés. Donc nous sommes très inquiets. Le MRC fustige ces écarts qui montrent un acharnement du régime contre le MRC.

La présidente par intérim du MRC, Tiriane Noah, inquiète après la mutinerie
24-07-2019 - Par Sébastien Duhamel

De leur côté, les autorités ont dénoncé une « violente entreprise séditieuse » initiée par des séparatistes anglophones, « rejoints par d'autres détenus venus en renfort ».

Dans son communiqué, le gouvernement annonce 177 interpellations. Contactés par RFI, les services du ministère de la Communication précisent que les membres du MRC impliqués sont « certainement auditionnés par les services de la police et de la gendarmerie ».

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