Orano au Niger: la Cominak en sursis, la Somaïr maintient ses activités

Niger: dans le désert d'Arlit, dans le nord, un site exploité par la Somaïr, filiale d'Orano (ex-Areva). Image d'archive de 2005.
© PIERRE VERDY/AFP

Le groupe nucléaire français Orano va poursuivre ses activités dans le nord du Niger, même si ses deux filiales dans le pays ont des difficultés. C’est ce qu'a déclaré ce lundi le directeur Général de l'entreprise, après un entretien avec le président Mahamadou Issoufou. Mais l’une des deux filiales est presque condamnée.

En mai dernier, le ministre nigérien des Mines, Hassane Barazé, donnait des informations témoignant des difficultés de la Cominak : un déficit de 12 milliards de francs CFA, soit plus de 18 millions d’euros, et soulignait que l’entreprise pourrait être en cessation de paiement à partir de l’année prochaine.

Le directeur général d’Orano (ex-Areva), la maison mère de la Cominak, confirme donc que cette filiale est en sursis. Philippe Knoche précise que les réserves de la Compagnie minière d’Akouta « s'épuisent et arrivent à leur fin ». L’absence de la ressource condamne donc à court terme l’une des deux filiales nigériennes du groupe nucléaire français.

Le marché de l'uranium déprimé

Le patron d’Orano a en revanche rassuré quant à la continuité des activités de la Somaïr, l’autre filiale, qui elle est en bonne santé, malgré les faibles prix de l’uranium, avec 25 dollars le kilo aujourd’hui contre 40 dollars il y a cinq ans. Cela s’est traduit par plusieurs centaines de licenciements en 2017 et des réductions progressives de production. L'uranium nigérien représente un tiers de la production totale d'Orano.

Orano scrute l’évolution du marché mondial de l’atome. Le directeur général du groupe affirme que, dès qu’il y aura une embellie, le chantier de la mine géante d'Imouraren pourra redémarrer. Entamé en 2009, il a été interrompu en 2015, suite à la baisse du prix de l’uranium. Il devrait produire 5000 tonnes d'uranium par an à plein régime pendant plus de 35 ans. Le marché de l’uranium reste déprimé, mais des experts tablent sur une augmentation de la demande de près de 50% d’ici 15 ans.

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