Burundi: des ONG appellent à la poursuite de l’enquête onusienne

Doudou Diene, le président de la Commission d'enquête des Nations unies sur le Burundi, appelle à la «vigilance» face au violations des droits de l'homme dans le pays.
© Fabrice COFFRINI / AFP

Le Conseil des droits de l’homme de l’ONU devrait renouveler le mandat de la Commission d’enquête sur le Burundi pour une année supplémentaire. C'est la recommandation formulée par plusieurs organisations de défense des droits de l'homme dont Human Rights Watch.

Selon l’organisation non gouvernementale (ONG) Human Rights Watch, le travail de documentationmené par la Commission d’enquête onusienne est essentiel et doit se poursuivre au moins jusqu'à septembre 2020, surtout dans un contexte préélectoral qui pourrait donner lieu à « une escalade des tensions politiques » et causer une augmentation « des violations des droits humains ». C’est ce qu’explique Lewis Mudge, responsable Afrique centrale pour Human Rights Watch, joint par RFI.

« Le mandat dure normalement une année et il faut obligatoirement redemander son renouvellement. C’est très difficile de connaître la réalité au pays, particulièrement en dehors de Bujumbura, dans l’arrière-pays, pour ce qui est des violations des droits de l’homme. Il y a plusieurs structures nationales qui ont été fermées, soit parce que leurs membres sont en prison, soit parce qu’ils ont été obligés de fuir le pays. On est à moins d’une année des élections et à Human Rights Watch, nous sommes très inquiets par rapport au niveau de violence contre les gens qui sont soit condamnés, soit des supposés opposants. Ce travail de la commission d’enquête est donc très important, pour pouvoir continuer et documenter ce genre de violence, c’est-à-dire une violence politique », précise-t-il.

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