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Ouganda

Peine de prison pour l'activiste Stella Nyanzi en Ouganda

L'universitaire ougandaise Stella Nyanzi lors de son procès pour cyber-harcèlement du chef de l'État, le 10 avril 2017.
© GAEL GRILHOT / AFP

L'inquiétude des organisations de défense des droits de l'homme s'exprime après la condamnation de la militante et universitaire à 18 mois de prison en Ouganda.

Stella Nyanzi avait été arrêté le 2 novembre dernier après avoir posté un poème sur les réseaux sociaux critiquant le président Museveni. Le docteur Stella Nyanzi est condamné à un an et demi de prison pour harcèlement sur internet du président.

Pour Amnesty international, ce verdict est scandaleux et contraire aux principes de liberté d'expression. Pour l'avocat et militant des droits de l'homme, Nicholas Opiyo, de Chapter 4 Uganda, c'est une page sombre de l'histoire de l'Ouganda qui s'ouvre.

« Dans le passé, l'arrestation de personnalités de l'opposition, de voix dissidentes, ne servait qu'à intimider. Leurs affaires n'arrivaient jamais devant le tribunal. La plupart de ces dossiers étaient abandonnés ou retirés avant d'arriver devant un juge, l'État perdait tout intérêt avec le temps pour ces affaires. Donc Stella est l'une des premières avec un profil aussi élevé à être effectivement condamnée et je pense que c'est un précédent et que ça va devenir la norme, s'inquiète Nicholas Opiyo. Par le passé, les gens craignaient de perdre leur temps à repondre à des convocations de la police ou de tribunaux. Alors que maintenant, ils risquent vraiment d'être condamné et détenu. Cela pourrait être une nouvelle pratique. Et ça ne peut pas qu'inquiéter, terroriser tous ceux qui souhaiteraient critiquer le gouvernement. Je pense que c'est très alarmant qu'on ait permis que ce genre de décision soit prise. Une page sombre risque de s'ouvrir pour toutes les voix dissidentes en Ouganda. »

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