Burkina Faso: les autorités tentent de promouvoir le tourisme local

Vue générale de la capitale du Burkina Faso, Ouagadougou (image d'illustration).
© REUTERS/Joe Penney/Files

Au Burkina Faso, les responsables d’hôtels et le ministère de la Culture veulent relancer le tourisme local. Même si les chiffres montrent une nette amélioration, l’activité touristique a connu une hausse de 5,4% 2017 à 2018, les autorités souhaitent une meilleure participation des nationaux aux visites touristiques. Et pour les encourager, les tarifs d’hôtel connaîtront une baisse de 25% jusqu’au 30 septembre 2019.

Pour leurs vacances, certains Burkinabè préfèrent visiter d’autres pays, ignorant leur patrimoine culturel et touristique : « Moi, mes vacances de rêve ce sera Accra au Ghana, parce que c’est un beau pays », explique l'un. « Personnellement, j’aimerais passer mes vacances à Miami, pour visiter aussi les gratte-ciels », détaille un autre. « Je voudrais passer mes vacances en France », lance quant à elle une jeune femme.

Casser les prix

C’est pour inverser cette tendance que le ministère de la Culture et du Tourisme et l’Association des patrons d’hôtels et restaurants ont décidé de casser leurs prix. Pour les nationaux, les tarifs hôteliers baisseront de 25% pendant ces vacances. « Si nous refusons de consommer notre propre production, quel avenir nous réservons à notre pays ? Donc, nous avons décidé de diminuer le prix jusqu’à 25% et c’est sur l’étendue de tout le territoire du Burkina », explique Pierre Zoungrana, le président de l’association des patrons d’hôtels et restaurants.

Stimuler la consommation locale

Pour Abdoul Karim Sango, le ministre burkinabè de la Culture et du Tourisme, cette campagne vise à stimuler la consommation locale des produits et services touristiques. « Je pense que cela peut être utile aussi, de plus en plus, que nous voyageons dans notre pays, que nous fassions découvrir, notre pays à nos enfants », affirme le ministre.

« Cette réduction n’est nullement synonyme d’une baisse de la qualité des services offerts », rassure le patron de la culture burkinabè.

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