Athlétisme: Caster Semenya refuse de prendre sa retraite malgré sa suspension

La double championne olympique sud-africaine du 800 mètres Caster Semenya lors d'une conférence à Johannesbourg, le 14 août 2019.
© Michele Spatari / AFP

La longue bataille judiciaire qui a opposé la fédération internationale d’athlétisme à l’athlète sud-africaine Caster Semenya a pris fin il y a deux semaines. La médaillée olympique du 800 mètres ne pourra pas prendre part aux Mondiaux de Doha en septembre et défendre son titre de championne du monde. En cause, son taux de testostérone jugé trop élevé par les instances de l’IAAF. Ce mercredi 14 août à Johannesburg, la championne sud-africaine a pris la parole publiquement pour la première fois depuis cette décision. L’occasion de parler de sa suspension et de ses projets pour le futur.

« Je ne suis pas vaincue », répète à de nombreuses reprises Caster Semenya devant un parterre de personnalités féminines sud-africaine. Elle est cependant amère après sa suspension par la fédération internationale. « Il y a des gens cruels, qui veulent vous contrôler. C’est ce qu’ils ont fait. Ils ont voulu me contrôler. Ils ont essayé et ils n’y sont pas arrivés. Maintenant ils veulent se débarrasser de moi. »

La double championne olympique du 800 mètres regardera à la télévision les Mondiaux d'athlétisme qui auront lieu en septembre au Qatar. Mais elle est bien décidée à reprendre après. « Il n’est pas question que je prenne ma retraite. J’ai encore dix ans de carrière devant moi. Bon d’accord, je vais être un peu ralentie dans ma dynamique pour quelques temps. Mais c’est juste temporaire pour moi. »

Dans l’hypothèse où elle ne pourrait pas recourir sur sa distance de prédilection, elle songe à changer de sport comme une autre star de l’athlétisme, Usain Bolt. « Mon projet est de courir jusqu’à mes 35 ans. Si je ne peux pas, il y a toujours le football. J’y rejouerai sûrement. Il y a aussi le rugby, où la fédération me veut dans l’équipe à 7. Je réfléchis encore à ça. »

Caster Semenya en a également profité pour tacler d'autres coureuses du 800 mètres, qui selon elle ne l’ont jamais soutenue dans son combat.

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