Mali: l'administration peut-elle revenir à Kidal malgré les violences ?

Soldats français de l'opération Barkhane anti-terroriste dans une rue de Kidal, le 3 aoctobre 2016.
© STRINGER / AFP

L'envoyé spécial de l'ONU pour le Mali, Mahamat Saleh Annadif, était en visite à Kidal ce mercredi 14 août. Il a été question notamment du retour de l'administration malienne, absente depuis de longues années dans cette ville du Nord en proie au terrorisme.

« Un sanctuaire pour les terroristes », c'est en ces termes que Mahamadou Issoufou, qualifie la ville de Kidal, dans le nord du Mali. « Le statut actuel de Kidal est une menace pour le Niger, affirme le président nigérien dans une interview à Jeune Afrique cette semaine. L’État malien doit impérativement y reprendre ses droits. »

« C'est toujours de la faute de Kidal. La prochaine fois qu'ils auront mal à la tête, ce sera aussi à cause de Kidal », s'agace Alghabass Ag Intalla. Pour le secrétaire général du groupe armé HCUA à Kidal, le Haut conseil de l'unité pour l'Azawad, membre de la CMA, la Coordination des mouvements de l'Azawad, le président nigérien est allé trop loin. « A Kidal, il y a la force française Barkhane et la Minusma des Nations unies. Toute la communauté internationale est là ! », martèle Alghabass Ag Intalla.

L'envoyé spécial des Nations unies s'est d'ailleurs rendu à Kidal cette semaine pour y discuter, entre autres, du retour de l'administration. Selon un membre du comité directeur de la CMA à Kidal, les directeurs régionaux de l'Hydraulique, de la Santé, de l'Énergie et de l'Enseignement, sont déjà sur place.

« Ils sont là mais ils n'ont aucune marge de manœuvre, explique un ancien élu de la ville. La CMA a ses propres commissions pour l'eau, la santé, etc. Et ce sont elles qui prennent toutes les décisions. » A la rentrée dernière, le gouverneur de Kidal avait lancé un ultimatum aux enseignants pour qu'ils reprennent leur postes. Sans résultat.

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