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Niger

Niger: réactions contrastées après la publication du calendrier électoral

Le président Issouffou ne devrait pas se représenter pour un troisième mandat lors de l'élection présidentielle prévue en 2020. Le calendrier électoral dévoilé ce vendredi 16 août suscite de nombreuses réactions.
© SIMON MAINA / AFP

Au Niger, le calendrier électoral est désormais connu. Lors d'un point presse ce vendredi 16 août, le président de la Commission électorale nationale indépendante en a donné le détail. Issaka Souna assure que les prochains scrutins seront inclusifs et transparents, mais l'opposition exprime des inquiétudes.

L'année 2020 sera une année avec de grands enjeux politiques au Niger. La Commission électorale nationale indépendante (Céni) vient de publier le chronogramme des futures élections.

« 1er novembre 2020 : élections régionales et municipales, 27 décembre 2020 : élections législatives et présidentielle premier tour ; 20 février 2021 : deuxième tour de l’élection présidentielle », a détaillé le président de la Céni, Issaka Souna.

De nombreuses inquiétudes

Tous les partenaires de la Céni étaient présents au point presse, à l’exception d’un seul, le groupe des partis de l’opposition.

« Nous sommes plutôt inquiets sur la qualité du processus, sur son caractère unilatéral tel qu’il est mené aujourd’hui par une Céni dont la composition est contestée. Les enjeux sont ailleurs. Les enjeux sont dans la qualité, l’inclusivité et l’honnêteté de ce processus électoral », nous explique le leader du parti MPN, le Mouvement des Patriotes du Niger, Ibrahim Yacouba, joint par téléphone.

Mais pour d'autres Nigériens, la société civile est bien représentée au sein de la Céni. « Tout est clair, maintenant. Le président de la Céni l’a bien dit : sa démarche est inclusive, elle est ouverte. L’opposition va mettre de l’eau dans son vin pour rejoindre le train », analyse Laoual Sayabou, coordinateur du Réseau des organisations de développement et des associations de défense des droits de l'homme et de la démocratie, qui salue le travail de la commission.

Avec ces élections menées à bon port, la première alternance démocratique pourrait bien avoir lieu au Niger.

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