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Soudan

Soudan: qui pour siéger au Conseil souverain, chargé de diriger la transition?

Ahmed al-Rabie, représentant de l’Alliance pour la liberté et le changement (D) et Mohammed Hamdan Daglo, le numéro deux du Conseil militaire (G en treillis), lors de la signature de l’accord le 17 août 2019.
© EBRAHIM HAMID / AFP

Les noms des civils qui siègeront au Conseil souverain, chargé de piloter la transition, ont commencé à filtrer. Mais l’annonce officielle de sa composition (six civils et cinq militaires) a été reportée à ce lundi 19 août.

Aisha Mousa. C'est le nom de l'unique femme qui fera partie de ce Conseil souverain, censé chapeauter la transition soudanaise de trois ans et trois mois. Peu connue, cette activiste représente les nombreuses femmes très actives dans cette contestation. Parmi les quatre autres civils choisis pour siéger, un professeur de physique à l'université de Khartoum, un membre du parti Oumma. Mais là non plus, aucune personnalité de première ligne.

Est-ce là une stratégie politique ? Celle de garder les civils les plus connus pour des postes au sein du futur gouvernement ou pour leur laisser la possibilité d’être candidats aux élections futures. C'est l'une des pistes envisagées par les analystes. « Ou est-ce que c'est une volonté d'envoyer un signe que c'est une nouvelle vague, une nouvelle génération qui va prendre la tête du pays ? », s'interroge Anne-Laure Mahé, chercheuse à l'Institut de recherche stratégique de l'école militaire.

►À lire aussi : Soudan : le futur gouvernement civil face au défi démocratique

Quoi qu'il en soit, nommer des civils relativement inconnus marque une rupture chère aux contestataires. Reste à connaître maintenant l'identité du sixième civil censé être une personnalité de consensus choisie avec l'armée. On attend aussi les noms de l'ensemble des cinq militaires qui feront partie de ce Conseil. Sa composition complète devrait être annoncée ce lundi.

Sur le papier, le Conseil souverain, présidé d'abord par les militaires, pendant 21 mois, et ensuite par les civils, pendant 18 mois, aura des pouvoirs limités essentiellement consultatifs. Dans l'immédiat, il doit valider le nom du Premier ministre. L'économiste Abdalla Hamdok fait figure de favori. Ce dernier aura alors pour mission de nommer un gouvernement de transition qui devra rapidement se mettre au travail après de longs mois de paralysie politique. Il aura alors la lourde tâche de redresser l'économie malmenée par ces mois de contestations.

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