Gouvernement en RDC: rendez-vous manqué entre Tshisekedi et le Premier ministre

Le président congolais Félix Tshisekedi reçoit son nouveau Premier ministre Sylvestre Ilunga Ilunkamba, le 20 mai 2019 à Kinshasa. (Image d'illustration)
© @ Présidence de la République démocratique du Congo

Mercredi, le président Tshisekedi avait annoncé qu’il rencontrerait ce jeudi 22 août le Premier ministre afin que celui-ci lui donne la dernière mouture de la nouvelle équipe gouvernementale et promettait qu’elle serait rendue publique dans la soirée « si tout va bien ». Mais finalement, la rencontre entre le chef de l’État et son Premier ministre n’a pas eu lieu.

La rencontre était annoncée « dans l’après-midi » sans plus de précisions. Mais le nom du Premier ministre figurait bien « sur la liste du protocole », selon une source à la présidence.

En fin d’après-midi, il était d’ailleurs toujours « attendu », selon cette même source, qui s’est ravisée en début de soirée : finalement, « le Premier ministre ne viendra pas ce jeudi » car il apporte les ultimes retouches « à sa dernière mouture du gouvernement », expliquait alors notre interlocuteur.

Il a « fait savoir qu’il n’était pas prêt », confirmait alors une autre source à la présidence. En quoi consistent les dernières retouches qui expliqueraient ce rendez-vous manqué ? Difficile à savoir avec précision. La dernière étape des consultations se fait dans « la plus grande discrétion », constatent plusieurs sources.

Dans les deux camps, qui doivent s’unir au sein de ce gouvernement, on assure en tout cas que les listes de personnalités proposées ont été transmises depuis plusieurs jours. Mais l’on sait aussi qu’une part importante des derniers arbitrages a été laissée à l’appréciation de l’ancien et de l’actuel président en tant qu’« autorités morales » de leurs coalitions.

Or, l’équation est complexe à résoudre « pour ne froisser personne », estime une source proche des négociations. Aucun commentaire ni précision du côté de la primature, où l’on se limitait jeudi matin à noter que la session parlementaire extraordinaire – ouverte lundi - au cours de laquelle le gouvernement doit être investi court encore jusqu’au 7 septembre.

Republier ce contenu

Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.