Republier
Burkina Faso

Burkina Faso: la colère de certains militaires après l’attaque de Koutougou

Des militaires burkinabè lors d'un entraînement pour combattre le terrorisme dans l'est du pays, le 13 avril 2018 (photo d'illustration).
© AFP PHOTO/ISSOUF SANOGO

Des tirs ont été entendus au camp militaire Guillaume-Ouédraogo de Ouagadougou, dans la nuit du jeudi 22 au vendredi 23 août. Dans un communiqué, le gouvernement informe que ces tirs sont dus à la colère des soldats suite à l’attaque de Koutougou qui a fait 24 morts dans les rangs des forces armées burkinabè. Cet incident n’est pas le premier depuis l’attaque de Koutougou. Le porte-parole du gouvernement assure les populations que le calme est revenu.

Certaines chancelleries avaient même conseillé à leurs ressortissants d’éviter plusieurs parties de la capitale suite à ces tirs sporadiques. Dans l’après-midi du 23 août, le gouvernement a fait un communiqué pour expliquer qu’il s’agissait d’une manifestation de colère des soldats contre l’attaque du détachement militaire de Koutougou. Il a également assuré que le calme était revenu au sein du camp.

Selon une source sécuritaire, des soldats exigeaient de nouvelles mesures de sécurité avant leur redéploiement sur le site attaqué. Après des échanges avec l’état-major général des armées, des promesses ont été faites et le calme est revenu.

Pas le premier incident

Ce n’est pas le premier incident survenu dans ce camp, depuis l’attaque du détachement militaire de Koutougou et son lourd bilan. Dans la matinée du mercredi 21 août, des soldats avaient tenté de barricader l’entrée du camp pour empêcher certains supérieurs hiérarchiques d’y accéder.

L’état-major général des armées avait également diffusé un communiqué qui parlait d’« une vive émotion » ressentie au sein des unités dont des soldats avaient été victimes de l’attaque de Koutougou. Selon un témoin, les militaires dénonçaient plutôt les conditions de prise en charge de leurs camarades blessés au cours de l’attaque.

Republier ce contenu

Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.