RDC: l'exploitation du bois de rose a-t-elle repris?

Une espèce de bois de rose (image d'illustration).
© Wikimedia

Alors que le monde se mobilise dans le cadre de la Cites contre l’extinction de multiples espèces animales et végétales, plusieurs voix s’interrogent sur le fait que des chargements de bois de rose ont été observés ces derniers temps au Katanga, dans le sud-est de la RDC. L’exploitation du bois de rose a–t-elle repris avec l’autorisation d’exportation délivrée par le ministère de l’Environnement de la RDC il y a une année ? La question est au centre d’une polémique entre certaines structures, des hommes politiques et des exploitants du bois.

Après deux ans de trêve due à une décision du cabinet de l’ancien président de la RDC, des camions transportant des grumes de bois de rose sont de nouveau visibles sur l’axe routier Lubumbashi- Zambie. Pour l’opposant Moïse Katumbi, l’exploitation du bois a repris dans la région du Katanga et il faut l'arrêter : « C’est ce que j’ai vu à Kasenga, on est en train de couper au moins 100 hectares par jour. On exporte, soit-disant du bois rouge. Je crois que c’est un complot que nous faisons nous même contre notre propre pays. On doit arrêter ça le plus vite possible. »

Un bois « anciennement coupé »

Pour sa part Jean Lwamba, président de l’Association nationale des exploitants du bois explique que le bois exporté depuis le mois de mai est celui coupé il y a deux ans : « Le ministère de l’Environnement a autorisé que le bois anciennement coupé il y a deux ans - donc le bois qui a été coupé en 2016 et 2017 - soit exporté. C’est ce qui est en train d’ être  exporté, c’est le bois anciennement coupé, il n’y a pas de nouvelle coupe. »

La crainte de l'extinction

Les experts en environnement quant à eux disent craindre une extinction des espèces de bois de rose. Le professeur Jean Pierre Ndjbu, de l’Observatoire du changement climatique : « Ce qui est souhaitable c’est de stopper les activités parce qu’on est dans  ce qu’on appelle la surexploitation de l’espèce. Et quand on est dans une surexploitation de l’espèce les risques d’extinction deviennent beaucoup plus importants. » Pour leur part, certains habitants des villages témoignent que jusque là, ils n’ont pas observé de nouvelles coupe du bois de rose.

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