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Guinée: la presse privée se rebiffe contre les convocations de journalistes

Vue de Conakry, en Guinée (image d'illustration).
© Getty Images/Waldo Swiegers/Bloomberg

En Guinée, le syndicat de la presse privée entend protester devant la Haute autorité de la communication contre les convocations à répétition de journalistes devant la justice.

En Guinée, la presse prévoit de se réunir aujourd'hui à Conakry, la capitale, devant la Haute autorité de la communication (HAC). Ce sit-in est initié par le Syndicat des professionnels de la presse privée de Guinée en collaboration avec plusieurs autres organisations. L'objectif est de protester contre les convocations répétées ces derniers mois de journalistes par la police judiciaire.

Loi sur la cybercriminalité

La dernière convocation en date est celle de Souleymane Diallo, doyen de la presse privée et administrateur de la radio Lynx FM. Il est poursuivi notamment pour diffusion de données de nature à troubler la sécurité publique par le biais d'un système informatique. La plainte déposée s'appuie sur la loi sur la cybercriminalité et non pas sur la loi de la presse de 2010, ce que dénoncent les journalistes qui rappellent que cette loi dépénalise les délits de presse.

« Suite à toutes ces menaces que nous avons connues ces deux derniers mois où plus de dix journalistes ont été convoqués au niveau de la DPJ, la police judiciaire de Conakry, nous nous indignons suite à cet état de fait dans la mesure où la Haute autorité de la communication devait régler ce problème ou bien un juge devait parler du côté du tribunal de première instance », déclare Sidi Diallo, secrétaire général du Syndicat des professionnels de la presse prive de Guinée.

« Aujourd’hui, nous constatons avec regret qu’on traduit des journalistes à tout moment à la police judiciaire comme si on avait affaire avec des criminels, poursuit-il. Le message que nous allons lancer, non seulement aux autorités du pays, mais aussi à tous les acteurs les médias, c’est de tout faire pour respecter la loi sur la liberté de la presse en Guinée ».

Le ministre de l'Information appelle tous les acteurs à respecter la quiétude des Guinéens et dit compter sur l'esprit patriotique de chacun. Dans un communiqué diffusé il y a trois jours, il fait appel au sens de responsabilités des médias. Il réaffirme par ailleurs sa disponibilité pour un dialogue constructif et dit suivre avec une attention « soutenue » la procédure d'instruction qui a conduit à l'inculpation le 19 août de deux journalistes deLynx.

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