Deux conférences à venir pour tenter de sortir la Libye de la crise

Depuis le 4 avril, le maréchal Haftar a lancé une offensive pour s'emparer de la capitale Tripoli.
© REUTERS/Ismail Zitouny

La déclaration finale du sommet du G7 a appelé dimanche 25 août à une conférence internationale pour une sortie de la crise en Libye. Les pays du G7 ont également affirmé leur soutien au travail des Nations unies afin de mettre en place une conférence inter-libyenne.

Pour les Occidentaux, il est temps de mettre fin au conflit en Libye en se concentrant sur une solution politique et en maintenant le statu quo autour de Tripoli, les deux parties étant dans l’incapacité de l'emporter. La solution passera donc par deux conférences. D'une part, une conférence inter-libyenne, version revue et corrigée de celle prévue par Ghassan Salamé, l'envoyé spécial de l’ONU, avant que la guerre n'éclate. Aucune date et encore moins le lieu de cette réunion n'ont été divulgués.

Selon nos informations, elle s'annonce toutefois plus inclusive. Des chefs militaires de Misrata et de Zintan, poids lourds du conflit y seront notamment invités, dit-on dans les milieux diplomatiques.

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D'après des sources libyennes, Ghassan Salamé aurait d'ailleurs rencontré à Tunis Oussama Jouili, le chef des forces de l’Ouest, membre éminent des Frères musulmans et qui conditionnerait une trêve à des garanties de sécurité pour ses combattants.

L'objectif affiché de cette conférence inter-libyenne est de poser de nouvelles bases à la précédente conférence qui s'était tenue à Skhirat au Maroc en 2016, pour permettre, à terme, de réunifier l'exécutif libyen, aujourd'hui divisé entre l'Est et l'Ouest.

L'autre conférence, internationale cette fois, est prévue à New York fin septembre, en marge de l’Assemblée générale des Nations unies. Après avoir été divisés, les Occidentaux font désormais preuve de pragmatisme, plus résolus à sortir de la crise. Dans cette perspective, la France mène des consultations avec Londres et Rome et cherche à installer une trêve durable à Tripoli près de cinq mois après le début du conflit. Pour la communauté internationale, il est indispensable d'adopter des solutions plus réalistes et de contraindre les belligérants à s'y tenir.

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