Congo-Brazzaville: retour du financement pour la lutte contre le paludisme

La moustiquaire reste encore la méthode la plus efficace pour prévenir le paludisme.
© AFP/ALEXANDER JOE

Après une période de rupture de financements due au fait que le Congo-Brazzaville pouvait financer sa lutte contre le paludisme tout seul, le Fonds mondial pour la lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme vient de renouer avec le pays qui a lancé vendredi 30 août une campagne de dénombrement des ménages prélude à une campagne de distribution de masse de moustiquaires imprégnées ; la première depuis 2012.

« Une campagne de distribution des moustiquaires est une bonne chose en partie, mais c’est mieux d’assainir la ville en amont », a réagi Francine Moundélé, une mère de famille qui a appris par voie de presse le début d’une campagne de dénombrement des ménages ; une opération qui précède la distribution de plus de trois millions de moustiquaires à travers le Congo grâce, en partie, à un appui financier du Fonds mondial.

La crise rend le pays à nouveau éligible

Cette organisation avait arrêté d’aider le Congo classé, par la Banque mondiale, pays à revenu intermédiaire de la tranche supérieure ; donc capable de se prendre en charge. À cause de la crise économique qui perdure, le Congo a été reclassé à la tranche inférieure, donc à nouveau éligible aux financements du Fonds mondial au grand bonheur du docteur Jean-Mermoz Youndouka coordonnateur du Programme national de lutte contre le paludisme (PNLS).

Première cause d’absentéisme à l’école et au travail

« Ce n’est un secret pour personne, dit-il, que, pendant cinq ans, notre pays n’était plus éligible au Fonds mondial. Il a fallu conduire un plaidoyer de très haut niveau pour que le Fonds mondial revienne. Si nous réussissons cette campagne (de distribution de plus de 3 millions de moustiquaires), le partenariat avec le Fonds mondial va se poursuivre », a encore expliqué le docteur Youndouka.

Première cause d’absentéisme à l’école et au travail, le paludisme représente 42% du taux de mortalité hospitalière chez les enfants de moins de 5 ans.

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