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RCA

RCA: à Birao, les tensions et affrontements continuent

Un combattant du FPRC conduit une moto devant des passants sur la route principale de Birao (RCA), le 20 décembre 2017.
© ALEXIS HUGUET / AFP

Birao et ses alentours sont toujours sous tension hier dans l’extrême nord-est du pays, après les combats déclenchés dimanche par la mort du fils du sultan de la ville. Des combats qui interviennent moins d’un mois après ceux qui se sont tenus à Am Dafok à une soixantaine de kilomètres de la ville de Birao. Des bilans encore non officiels font état de cinq morts et de plusieurs dizaines de blessés. Hier des tirs ont encore été entendus dans Birao.

Des destructions d’habitations ont été constatées à Birao. Beaucoup de personnes seraient déplacées. Les différentes estimations parlent de plusieurs milliers. Des altercations auraient aussi eu lieu sur des axes alentours alors que des groupes armés cherchaient à envoyer des renforts. Un haut gradé du FPRC aurait perdu la vie durant les combats.

Hier soir le MLCJ via la voix de son leader Gilbert Toumou Deya revendiquait que la ville de Birao était sous son contrôle et celle de la communauté Kara. Dans un communiqué publié dans la soirée, le FPRC dénonce une attaque organisée du MLCJ contre ses positions et réfute l’explication d’une confrontation inter-ethnique avancée par le MLCJ. Nourredine Adam, leader du FPRC, menace dans ce communiqué d’apporter une réponse « ferme et décisive ».

L’Union africaine, la CEEAC et la Minusca condamnent fermement dans un communiqué conjoint les affrontements et appellent à la cessation immédiate des combats. Ils exhortent les communautés « à résister à toute manipulation ». Le gouvernement a exprimé « sa profonde préoccupation ». Il dénonce une « violence inacceptable » et rappelle que ces actes constituent des violations graves de l’accord.

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