RDC: les enseignants assurent la rentrée en attendant une augmentation salariale

Un professeur et des élèves dans la cour de l'école Notre-Dame, à Kinshasa (image d'illustration).
© AFP PHOTO/Diatezua HANNAH

Malgré les inconnues sur leur future évolution salariale, les enseignants congolais étaient tous à leur poste lundi 2 septembre en ce jour de rentrée. Les syndicats d'enseignants ont profité de l'occasion pour faire connaître leurs revendications salariales. Et malgré les promesses présidentielles d'une école primaire gratuite pour tous et des augmentations de barème pour les enseignants, rien n'est encore tranché. Tout reste suspendu à la tenue des discussions prochaines entre pouvoir et syndicats des enseignants.

Les représentants des enseignants sont montés au créneau pour affirmer haut et fort leurs revendications salariales, qu'ils espèrent voir atteindre les 900 dollars de salaire mensuel. Jean- Bosco Puna est secrétaire général du Syndicat national des enseignants catholiques (Synecat) : « Ce projet de barème prévoit pour un enseignant diplômé 375 dollars [342 euros]. Si nous ajoutons les indemnités de logement, de transport, des soins de santé, primes des fonctions spéciales, l’enseignant pourra se retrouver autour de 900 dollars [822 euros] ».

Du côté du pouvoir, on souhaite remettre les choses à leur place: il y aura des augmentations, mais beaucoup plus modestes, à entendre Émery Okundji, ministre intérimaire de l'Enseignement primaire, secondaire et professionnel (EPSP) : « Vous pouvez en être sûrs, un enseignant touchera pas moins de 100 dollars. Ça, c’est son salaire de base. Ajouter à cela les frais d’indemnités, de logement et de transport ».

Menace de grève d’ici trois semaines

Même si les syndicats se disent « irrités » par ces prévisions, ils assurent être prêts à revoir leurs ambitions « légèrement à la baisse ». Ils attendent la convocation d'une commission paritaire par le gouvernement.

Toutefois les enseignants tout comme les parents d’élèves ont de quoi s'inquiéter. Lundi, le président Félix Tshisekedi, qui prône pour la gratuité scolaire, a nuancé ses promesses : « Je sais que la mesure ne prend pas à certains endroits. Mais ce sera une mesure qui sera vraiment définitive et intégrale dans quelques mois ».

Les enseignants ont déjà menacé d'interrompre les cours d’ici trois semaines, si un accord n'est pas trouvé avec les nouvelles autorités.

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