RDC: le président Tshisekedi recadre l'IGF et rassure le monde des affaires

Le président congolais Félix Tshisekedi (ici en avril 2019) veut améliorer le climat pour les affaires (organisation d'une table ronde et recadrage de l'Inspection générale des Finances).
© ANDREW CABALLERO-REYNOLDS / AFP

Le président Felix Tshisekedi a annoncé l'organisation prochaine d'une table ronde sur l'amélioration du climat des affaires en République démocratique du Congo et vouloir mettre un terme à toutes les « tracasseries » dont les entreprises sont victimes. Une déclaration faite à l'occasion de l'ouverture du Forum du réseau d'affaires Makutano, qui regroupe quelques 600 chefs d'entreprises. Et alors que l'on assiste depuis plusieurs semaines à un bras de fer entre la présidence et l'Inspection générale des Finances, Félix Tshisekedi a promis de veiller personnellement à ce que les missions de contrôle soient légales, régulières et autorisées.

En pleine crise entre la présidence et l'Inspection générale des Finances, la Fédération des entreprises du Congo avait écrit au directeur de cabinet de Felix Tshisekedi pour se plaindre de missions de contrôle diligentées auprès de certains de ses membres parmi lesquels deux brasseries, la Bralima et la Bracongo.

Vital Kamerhe lui répond le 2 septembre et qualifie d'« irrégulières » les missions de l'IGF. Il demande même à l'inspection -en copie de la lettre- d'y mettre un terme. L'avocat des inspecteurs des finances et militant des droits de l'homme Me George Kapiamba avait alors contesté la légalité de cette décision en assurant que l'IGF dépendait non pas de la présidence, mais du chef de l'Etat lui-même, que lui seul pouvait décider.

Hier, le président Tshisekedi a déclaré qu'il allait s'investir personnellement pour vérifier la légalité et la régularité de toutes les missions de contrôle. « Je voudrais rassurer le monde des affaires. J'ai commencé à prendre des mesures pour éviter les tracasseries de tous ordres dont les entreprises sont l'objet de la part de certains services de l'Etat. Je veillerai personnellement à ce que toutes les convocations intempestives dont sont l'objet les opérateurs économiques puissent cesser, et que seules celles qui sont légales et régulières soient autorisées. »

Du côté de la communication de la présidence, certains estiment que cette déclaration met un terme à la polémique entre l'IGF et le directeur de cabinet puisque le chef de l'Etat s'est exprimé.

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