Des voix s'élèvent contre la visite de Tshisekedi en Belgique

Félix Tshisekedi signe le livre d'or du roi Philippe de Belgique, lors de sa visite d'Etat, le 17 septembre 2019.
© REUTERS/Francois Lenoir

La visite d’État de Félix Tshisekedi en Belgique s'est poursuivie ce mardi 17 septembre. Mais l'accueil du président congolais par les autorités de Bruxelles n'est pas du goût de tous, tant dans la diaspora qu'au pays.

Les deux pays ont signé quelques textes symboliques pour la reprise de la coopération avant que le chef de l’État de RDC soit reçu par le roi des Belges. Mais cette visite très chargée n'a pas fait que des heureux.

Des dizaines de Congolais ont tenté de manifester avant d’être repoussé par la police belge, loin de tout site officiel. Ils reprochent à la Belgique de recevoir le président Félix Tshisekedi alors que son élection était contestée.

On est là pour manifester notre désapprobation par rapport à l‘accueil réservé à monsieur Tshisekedi ici en Belgique. Les Congolais que vous voyez-là ne se reconnaissent pas dans la présidence de monsieur Tshisekedi. Pour nous, il a cautionné le hold-up électoral qui s’est fait au Congo.

Des Congolais manifestent leur mécontentement à Bruxelles
17-09-2019 - Par Sonia Rolley

En RDC aussi, l'opposition exprime son mécontentement. Pour Martin Fayulu, le candidat malheureux à l'élection présidentielle et qui continue d'en contester les résultats, la Belgique reçoit un homme sans légitimité politique.

Après les déclarations faites par les femmes et hommes politiques belges, je crois que c’est un manque de respect au peuple congolais. Quelqu’un qui représente ce déni de démocratie, on le reçoit ? (…) Monsieur Félix Tshisekedi ne pourra absolument rien faire de lui-même car il n’a pas les moyens de sa politique. Kabila est là, attend et il dirige tout.

Martin Fayulu
17-09-2019 - Par Coralie Pierret

La Belgique s'était montrée critique envers les processu électoral en Belgique et a décidé de l'inviter quand même, un choix que le vice-Premier ministre en charge de la coopération, Alexander de Croo, explique : « La Belgique a longtemps pris une position où nous avions des doutes par rapport à ces élections. Ni les pays voisins, ni la population n'a de doute ».

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