Centrafrique: à Bangui, une centaine de personnes pour suivre l'audience à la CPI

À Bangui, une centaine de représentants de la société civile a assisté à la retransmission de l'audience de confirmation des charges pour les dossiers Yékatom Rhombot et Patrice-Edouard Ngaïssona (à l'écran), le 19 septembre 2019.
© Gaël Grilhot/RFI

L’audience de confirmation des charges de deux leaders de groupes armés centrafricains, Patrice Edouard Ngaissonna et Alfred Yekatom Rhombot, s'est ouverte jeudi 19 septembre 2019 à La Haye. À Bangui, l’ouverture de la session a été transmise en direct par la CPI pour les autorités ainsi que pour les organisations de la société civile.

Malgré les difficultés techniques à Bangui, la centaine de personnes qui s’est déplacée a pu suivre l’essentiel de cette première journée d'audience retransmise depuis la CPI, aux Pays-Bas. Ali Ousmane, coordonnateur des organisations musulmanes de Centrafrique, était présent.

« C’est très important parce que c’est l’histoire de la République centrafricaine qui est en train de se dessiner là-bas à La Haye. C’est un message fort à l’endroit de tous les criminels du pays, qu’ils soient balaka ou seleka, en tout cas de tous les criminels. »

Il ne s’agit pas encore du procès mais bien d’un processus de confirmation des charges. Les suspects peuvent encore être libérés. Si c’est le souhait de certains, dans la salle ce monsieur qui préfère rester anonyme aimerait que ce procès ait lieu : « L’impunité, nous n’en voulons pas. Aujourd’hui nous ne voulons pas qu’ils soient libérés parce que le peuple centrafricain et son gouvernement militent pour l’impunité zéro dans le pays. Donc nous ne voulons pas qu’il y ait l’impunité et que demain ces mêmes bourreaux cranent, narguent le peuple. Et les victimes et leurs bourreaux vivent dans un climat conflictuel. C’est ce que nous ne voulons pas, mais que la justice fasse son travail. »

Un regret partagé par beaucoup dans la salle : la présence d’une seule partie prenante du conflit à la barre…

→ Lire aussi : RCA: la CPI se penche sur les charges portées contre Ngaïssona et Yekatom

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