Cameroun: l’ex-candidat à la présidentielle Cabral Libii prêt au «grand dialogue»

Le candidat à la présidentielle camerounaise Cabral Libii lors de son dernier meeting le 6 octobre 2018 à Yaoundé.
© REUTERS/Zohra Bensemra

Les consultations se poursuivent au Cameroun, en vue du « grand dialogue national » sur la crise anglophone qui se tiendra à Yaoundé, pendant cinq jours, du 30 septembre au 4 octobre. Jeudi 19 septembre, Cabral Libii, arrivé en 3e position lors de la dernière présidentielle d'octobre 2018, a indiqué qu’il prendrait part au dialogue annoncé tout en étant attentif.

Cabral Libii était reçu par le Premier ministre Joseph Dion Ngute ce jeudi 19 septembre. Il lui a remis un mémorandum d'une trentaine de pages. À l'issue de cet entretien, il a fait connaître sa position : il ira au dialogue parce que la situation du pays le rend nécessaire. « On ne peut pas construire un pays lorsqu’une partie de celui-ci est en guerre, lorsque les morts s’amoncellent. C’est une question cruciale qui se place au-dessus des clivages partisans, déclare-t-il. Nous devons pouvoir nous retrouver pour apporter une solution durable, à défaut d’être définitive à cette question. Donc tant qu’on est dans cet état d’esprit là, moi je participerai au dialogue. »

Attentif à la qualité du dialogue

L’ancien candidat qui avait réuni plus de 6% des voix reste toutefois sur ses gardes et prévient : « Si à un seul moment, je me rends compte que le dialogue n’est qu’une parade, n’est qu’une façade, peut-être une légitimation ou une sorte d’étouffement de quelque chose, moi je ne pourrais plus y participer parce que ce sera devenu une perte de temps. Donc, aujourd’hui, il n’y a pas de doute sur la qualité des contributions qui vont être faites dans le cadre de ce dialogue. Le doute porte davantage sur la sincérité de celui qui le convoque ».

►À lire aussi : Cameroun : le calendrier du «grand dialogue» sur la crise anglophone se précise

De leur côté, la plupart des leaders indépendantistes en exil ont déjà fait savoir qu'ils ne prendront pas part à ces assises. Et le Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) de Maurice Kamto pose comme condition à sa participation la libération de ses leaders emprisonnés, dont Maurice Kamto lui-même.

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