Zimbabwe: Peter Magombeyi le leader syndical retrouvé est toujours hospitalisé

L'enlèvement du médecin et syndicaliste Peter Magombeyi avait créé une vague d'indignation dans la communauté médicale. Des médecins manifestaient pour sa libération, le jeudi 18 septembre 2019 à Harare, avant qu'il soit libéré.
© AFP Photos/Jekesai NJIKIZANA

Peter Magombeyi, le médecin qui a disparu le 8 septembre, a été retrouvé vivant le jeudi 19 septembre. Ce président du syndicat des médecins hospitaliers, avait pu envoyer un message affirmant qu’il avait été « kidnappé par trois hommes ». Son kidnapping a attiré l’attention sur la détérioration des droits de l’homme au Zimbabwe.

Pour les défenseurs des droits de l’homme, le Zimbabwe est revenu aux pires heures du régime Mugabe. Les autorités ont recours aux enlèvements et à la torture pour faire taire les dissidents, alors que le pays s’enlise dans une grave crise. L’économie ne cesse de se détériorer. Une catastrophe alimentaire est annoncée.

Des blessures et des pertes de mémoire

La grogne s’installe. L’opposition a le vent en poupe. Et le pouvoir semble déterminé à bâillonner opposants et syndicalistes. Depuis le début de l’année, 51 d’entre eux ont été enlevés, passés à tabac et relâchés. Le dernier d’entre en lice, le docteur Magombeyi, est encore à l’hôpital alors qu’il a été retrouvé ce jeudi 19 septembre. Maître Doug Coultart est son avocat : « En ce moment, les médecins lui font subir des examens pour comprendre ce qui lui est arrivé exactement depuis le jour de son enlèvement, les blessures qu’il a subies, les soins dont il a besoin. Ce qu’on sait, pour l’instant, c’est qu’il a d’importantes pertes de mémoire, qu’il a du mal à se souvenir de ce qui s’est passé cette semaine. Et ce dont il se souvient doit faire l’objet d’une enquête ».

►À lire aussi : [Reportage] Au Zimbabwe, un secteur hospitalier sinistré

Jusqu’à maintenant, la police n’a guère fait de progrès dans les enquêtes ouvertes dans la foulée des 50 kidnappings précédents. Amnesty International relève que les responsables présumés d’atteintes aux droits humains ont bénéficié d’une impunité « presque totale ».

Republier ce contenu

Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.