En Centrafrique, la frustration de ne voir qu'une partie à la barre de la CPI

Un soldat monte la garde alors que des enfants soldats anti-balaka attendent d'être relâchés d'un camp de Batangafo (RCA), le 28 août 2015.
© EDOUARD DROPSY / AFP

Alors que l’audience de confirmation des charges de deux leaders de groupes armés anti-balaka Rhombot et Ngaissonna se poursuit à La Haye, en Centrafrique, la frustration de voir une seule des deux parties à la barre est grande.

Le quartier de Boeing a été particulièrement touché par le conflit en décembre 2013. Ce monsieur a été victime des anti-balaka. Mais pour lui voir deux leaders de ce groupe à La Haye n’est pas suffisant.

« Je veux que la Seleka soit jugée aussi. Je veux que les auteurs de la Seleka que ce soit Nourreddine [Nourreddine Adam, n°2 de la Seleka à l'époque, ndlr] ou les autres ceux dont on entend parler à la radio… Si ceux-là étaient jugés, je serais très content. »

« Nous, au niveau de la Coordination des victimes, la justice fait partie de nos objectifs. Donc nous nous demandons toujours que tous les bourreaux de nos victimes soient traduits devant la justice et que la justice soit rendue sur ce qu’ils ont fait. Malheureusement aujourd’hui devant la barre de la justice, il n’y a qu’une partie. Nous nous souhaiterions que ces deux parties soient là devant la barre de la Cour pénale internationale pour répondre de leurs actes », déplore Jean de Dieu Denamna, coordinateur d’une organisation de victimes à Boeing.

Pour qu’il y ait des poursuites contre des leaders de la Seleka, des enquêtes doivent être menées, des mandats d’arrêt émis par la CPI et des arrestations exécutées…

Si aucun leader Seleka n’a été jusqu’à  présentés devant la justice internationale, des membres de la coalition armée ont cependant déjà été jugés et condamnés par la justice nationale en Centrafrique.

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