RDC: les déplacés des camps d'Ituri visés par des attaques communautaires

Un camp de déplacés de Bunia, dans la province d'Ituri, le 12 avril 2018 (image d'illustration).
© REUTERS/Goran Tomasevic

La Monusco et le Haut-commissariat des Nations unies aux droits de l’homme ont condamné une série d’attaques contre des sites de déplacés dans les territoires de Djugu et de Mahagi, dans le nord-est de la RDC.

Ce sont bien les sites de déplacés qui sont visés et parmi eux, surtout les femmes et les enfants. Des dizaines de personnes ont été tuées dans les territoires de Djugu et de Mahagi dans six attaques différentes ces deux dernières semaines, décapitées ou exécutées par balle durant la nuit. Des attaques planifiées et coordonnées que condamnent la Monusco et le Haut-commissariat des Nations unies aux droits de l’homme.

Plus de 200 civils tués depuis juin

Depuis le 1er juin, ce sont plus de 200 civils qui ont été tués, selon le bureau conjoint des Nations unies aux droits de l’homme (BNUDH). Les victimes sont membres de la communauté hema et les assaillants sont lendus, toujours selon l’ONU qui rapporte aussi 51 cas de viols et autres violences sexuelles.

Dans son message d’alerte, le Haut-commissariat des Nations unies aux droits de l'homme dénonce aussi la violence des opérations de riposte menées par l’armée congolaise qui touchent les civils lendus, avec 17 exécutions extrajudiciaires depuis le 1er juin. Au sein de cette communauté, on appelle à ne pas stigmatiser tout le monde et à établir des responsabilités précises.

Réunion du gouvernement

La communauté hema appelle elle au remplacement de certains des commandants militaires accusés de laisser faire les assaillants ou même de les soutenir. Ses représentants disent en avoir fait la demande depuis mai à l’état-major. « Ces conflits communautaires sont complexes et l’armée a stoppé une violence à grande échelle », répond un haut responsable de l’armée. Ce dernier assure qu’aucune preuve suffisante n’avait jamais été apportée contre ces officiers pour justifier leur remplacement.

Du côté du gouvernement, une réunion a eu lieu entre les principaux ministres concernés et services de l’État pour étudier les voies et moyens de mettre un terme à ces violences. Mais aucune mesure n’a pour le moment été annoncée.

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