Algérie: Saïd Bouteflika refuse de répondre aux questions du juge

Saïd Bouteflika, frère du président déchu algérien Abdelaziz Bouteflika, les généraux Toufik et Tartag, et Louisa Hanoune, la cheffe du Parti des travailleurs (PT, trotskiste), sont poursuivis pour « complot ».
© RYAD KRAMDI / AFP

Ce lundi 23 septembre 2019 avait lieu le premier jour de procès de Saïd Bouteflika, le frère du président déchu, et des autres accusés dans une audience à huis clos. Accusés d'atteinte à l'autorité de l'armée et de complot contre l'autorité de l'État, ils essaient chacun à leur manière d’éviter de répondre au tribunal militaire de Blida.

Ce lundi 23 septembre, l'audience était placée sous haute surveillance et se tenait loin des caméras. Les avocats, qui avaient demandé un transfert de l’affaire à une juridiction civile, ne l’ont finalement pas obtenu.

L’audience a débuté en fin de matinée, selon la télévision nationale. Un important dispositif sécuritaire entourait le tribunal de Blida, à 50 kilomètres au sud de la capitale. Selon les médias, Saïd Bouteflika, le frère de l’ancien président, Abdelaziz, a pour sa part refusé de répondre aux questions du juge.

►À lire aussi : Saïd Bouteflika, frère de l’ancien président algérien, devant la justice

Dans le même temps, les avocats de Louisa Hanoune ont également demandé le dépaysement vers un tribunal civil. La presse rapporte par ailleurs que Athmane Tartag a refusé de se présenter. Tous sont accusés d’avoir organisé des réunions pour évoquer une transition, alors que le chef d’état-major demandait la destitution d’Abdelaziz Bouteflika.

Quant aux avocats de Mohamed Mediène, ils ont demandé un report du procès, car l’ancien chef du DRS, les très puissants services de renseignement, souffre de problèmes de santé. Des experts médicaux ont été mandatés.

Le premier témoin convoqué était Tayeb Belaiz, l’ancien président du Conseil constitutionnel, l’homme à qui l’ancien président a remis sa lettre de démission. Le procès se poursuit ce mardi. D’autres témoins, des proches de la présidence, devront eux aussi témoigner.

L'armée algérienne qui organise ce procès n'a pas intérêt à ce que le procès soit diffusé en direct.

Le journaliste indépendant Khaled Drareni explique les raisons du huis clos au tribunal militaire de Blida
24-09-2019 - Par Florence Morice

Republier ce contenu

Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.