Madagascar: les marchés à bas prix sont de retour

Sur un marché de la capitale Antananarivo (image d'illustration).
© RICHARD BOUHET / AFP

À Madagascar, les inquiétudes des consommateurs grandissent face à la hausse des prix des produits de première nécessité et en particulier l’huile alimentaire dans les épiceries depuis trois semaines. L’huile en vrac est passée de 4 500 ariary le litre à 5 500 ariary. Une hausse injustifiée, a indiqué le ministère du Commerce qui pointe du doigt les importateurs qui selon lui spéculent.

Au marché d’Analakely, Vohangy, femme au foyer et mère de trois enfants, est venue acheter quelques centilitres d’huile. « Avant j’achetais un litre pour 15 jours, mais depuis que ça a augmenté je ne peux plus me le permettre, raconte-t-elle. On fait très attention à notre consommation parce que ce n’est pas seulement l’huile qui a augmenté, mais aussi le riz et tout le reste. J’ai entendu aux informations qu’il y aurait une baisse des prix. Mais je ne l’ai constaté nulle part. »

Pour tenter de faire diminuer les prix, le gouvernement a décidé en milieu de mois d’annuler son projet de hausse des taxes douanières sur l’huile, entre autres, qui rebutaient les importateurs. Une mesure qui semble ne pas avoir d’effet.

« On a beaucoup de mal à s’approvisionner en huile. On dirait qu’ils la bloquent ou alors il y a une pénurie, dit Noely, 24 ans, qui tient une épicerie au marché. C’est pour ça que ça augmente, parce qu’il y en a moins. Les clients se plaignent auprès de nous comme si c’était notre faute, mais c’est chez les grossistes que nous payons plus cher. »

Pour venir en aide aux ménages les plus pauvres, les autorités ont pris la décision lors du dernier Conseil des ministres de mettre à disposition dans les mairies de quartiers de l’huile à 3 000 ariary le litre, du riz et du sucre à bas prix à partir de cette semaine. Une annonce qui inquiète l’épicière : « Il faudrait plutôt faire en sorte que les prix baissent en général parce que s’ils mettent en place ces marchandises bon marché, nous allons perdre nos clients. »

La ministre du Commerce doit aussi organiser dans les jours qui viennent une réunion avec les industriels et les importateurs pour établir des prix de références des produits de première nécessité.

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