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Cameroun

Mesures d'apaisement au Cameroun: le MRC demande aux autorités d'aller plus loin

Le chef du MRC Maurice Kamto, ici le 8 octobre 2018, a été libéré le 5 octobre dernier dans le cadre des mesures d'apaisement voulues par Paul Biya.
© REUTERS/Zohra Bensemra

Pour le parti de Maurice Kamto, les autorités doivent aller encore plus loin si elles veulent résoudre le conflit en zone anglophone et la crise politique qui secoue le pays depuis la présidentielle.

Si le Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) se félicite de l'abandon des poursuites contre ses responsables et partisans libérés le week-end dernier, le combat n'est pas terminé pour autant. Dans son communiqué diffusé mercredi, le principal parti d’opposition rappelle que nombre de ses « camarades » restent poursuivis par la justice civile.

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« Tant que les charges retenues contre eux n'ont pas été abandonnées et que les condamnations prononcées contre les autres ne seront pas annulées, poursuit le MRC, aucun d'entre nous ne sera libre et la lutte se poursuivra jusqu'à leur libération. »

Amnistie pour les leaders séparatistes

Deuxième point abordé dans ce communiqué : le grand dialogue national convoqué la semaine dernière par le président Paul Biya. Pour tenter de trouver une issue au conflit en zone anglophone, les participants préconisent d'octroyer un « statut spécial » aux régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Le problème, explique le MRC, c'est qu'il « aurait fallu discuter du contenu de ce statut spécial », y compris « avec les sécessionnistes ». Le parti de Maurice Kamto va encore plus loin : il demande une amnistie générale pour tous les leaders séparatistes et toutes les personnes arrêtées dans le cadre de cette crise anglophone.

« Le hold-up électoral se poursuit »

Enfin, troisième et dernier point : le MRC reproche au grand dialogue national d'avoir occulté la crise politique qui a suivi la présidentielle d'octobre 2018, dont Maurice Kamto n'a jamais cessé de revendiquer la victoire. « Force est donc de constater », conclut le communiqué, que le « hold-up électoral se poursuit et entend se poursuivre ».

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